Révolution du Cèdre

Le 3 septembre 2004, la prolongation du mandat d’Emile Lahoud jusqu’en 2007, après un vote du parlement libanais sous pression syrienne, a été l’élément déclencheur de la Révolution du Cèdre.

La Révolution du Cèdre est une révolution multiculturelle qui regroupe chrétiens, druzes et sunnites. Les principales revendications de cette opposition plurielle, menée par Walid Joumblatt, le chef druze, sont la vérité sur le meurtre de l’ancien Premier ministre Rafiq Hariri – le départ des chefs libanais ne pouvant, d’après l’opposition, être étrangers à cet attentat – et le départ total des troupes syriennes, en ce compris, les chefs des services de renseignements.

Le 8 mars, les partis pro-syriens Amal et Hezbollah organisent une contre-manifestation. Six jours après, le 14 mars, un million de libanais se rassemblent pour s’opposer à la présence et l’influence syrienne dans leur pays.

Fin avril 2005, les troupes syriennes quittent le territoire libanais, y compris la plaine de la Bekaa. Mais malgré le retrait physique de la Syrie, son influence demeure au sein de la politique libanaise.

Suite à ces événements des alliances se sont formées au sein du Parlement libanais sous les noms de Mouvement du 14 mars et Mouvement du 8 mars. Le premier est majoritaire et supporte le gouvernement de Fouad Siniora, tandis que le deuxième en conteste la légitimité.