Parlementarisme dans le monde arabe

Parmi les 22 membres de la Ligue des Etats Arabes*, 15 sont représentés au sein de l’Union Inter-Parlementaire Arabe*. Ils ne disposent cependant pas tous d’institutions législatives élues au suffrage universel: la formule du « Conseil Consultatif » (« Majles As-Shoura »), dont les membres sont désignés et qui n’a qu’une compétence d’avis, est souvent considérée comme une première phase d’institutionnalisation d’une participation populaire aux affaires de l’état.

La Constitution autorise les partis politiques dans les 9 pays suivants: Algérie, Djibouti, Egypte, Liban, Jordanie, Maroc, Mauritanie, Tunisie, Yémen. Formellement, ils sont également autorisés en Irak et en Syrie. Ils sont tolérés au Koweit (où ils devraient être légalisés sous peu). Enfin, cas particulier d’une institution parlementaire en exil, le Conseil National Palestinien comporte quant à lui un large spectre de formations politiques.

Le droit de vote est refusé aux femmes au Koweit. Elles peuvent voter et être élues dans les autres pays arabes disposant d’un Parlement. Cependant, en ce qui concerne les femmes parlementaires le monde arabe fait piètre figure: elles n’y représentent que 3,7% des parlementaires (la moyenne mondiale est de 11%). Il y a actuellement vingt-sept femmes parlementaires en Irak (10,8%), vingt et une en Syrie (8,4%), dix en Egypte (2,2%), six en Tunisie (3%), trois au Liban (2%), deux au Maroc (0,6%), deux au Yémen (0,6%) et une en Jordanie (0,8%).

Situation générale :

Aucune institution consultative Conseil consultatif Parlement
Algérie X (dissout)
Arabie Saoudite X
Bahrein X (dissout)
Comores X
Djibouti X
Egypte X
Emirats Arabes Unis X
Liban X
Libye « Congrès populaire »
Irak X
Jordanie X
Koweit X
Maroc X
Mauritanie X
Oman X
Palestine (en exil) X
Qatar X
Somalie X (dissout)
Soudan X (dissout)
Syrie X
Tunisie X
Yémen X

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Pour plus de détails concernant les différents systèmes électoraux, voir les fiches politiques pour les pays en question.