Sommets arabes (principaux)

BEYROUTH, mars 2002

22 Délegations des pays arabes ont été presentes à ce Sommet. Le Roi Abdallah de Jordanie, le président Egyptien, Hosni Moubarak et le Président de l’Autorité Palestiniene étaient absents. Le Sécretaire Général des NU, ainsi que le Haut Répresentant de l’UE, Javier Solana avaient été invités.

Les leaders arabes ont adopté l’initiative de paix saoudienne, visant à proposer à Israël de normaliser leur relations en échange de son retrait des territories conquis en 1967, de son acceptation d’un Etat Palestinien avec Jérusalem comme capitale ainsi que le retour des refugées palestiniens.
Concernant l’Irak, les répresentants arabes ont bien accueilli la confirmation de la part d’Irak de son respect à « l’indépendance, souveraineté et sécurité » du Koweit. S’opposant à l’usage de la force contre l’Irak, les pays arabes ont reaffirmé leur appels pour la levée des sanctions des NU ainsi que le respect, de la part de l’Irak, des résolutions des NU.

Les leaders arabes ont demandé également la levée des sanctions imposées à la Libye ainsi que son droit à être compensée pour la période de l’embargo aérien.

Dans sa déclaration finale, les pays arabes se sont montrés satisfaits du progrès pour l’installation de la Zône de Libre Échange Arabe.

AMMAN, mars 2001

Le Sommet avait pour objectif de montrer un soutien à l’Intifada palestinienne, diminuer les différences entre l’Iraq et le Koweit et l’Arabie Saoudite et renforcer l’unité entre les pays arabes. Concernant la question palestinienne, les 22 pays arabes representés à ce sommet, ont promi 240 million $ comme aid d’urgence pour les six mois à suivre (la plus part provenant de fonds saoudiens). Les leaders arabs ont etudié la possibilité de relancer le boycott économique à l’égard d’Israël.

Concernant l’Irak, il y a eu peu de progrès: avec l’argument que l’Iraq reste toujours un danger pour leur sécurité, le Koweit et l’Arabie Saoudite se sont opposés a une position commune arab vis-à-vis la levée des sanctions des NU.

À l’occasion de ce sommet, le leader palestinien, Yasser Arafat et le Président Syrien, Bashar Al-Assad se sont rencontrés, en marquant ainsi, la fin des années difficiles entre la Syrie et Yasser Arafat.

Les leaders arabes ont decidé d’organiser un sommet annuel au mois de mars et de rénforcer le projet de la Zône Arabe de Libre Échange.

LE CAIRE, octobre 2000

Cet Sommet s’était réunit pour développer une attitutde commune envers l’éclatement de violence dans les territoires palestiniens suite à la visite d’Ariel Sharon a l’Esplanade de la Mosqué le 28 septembre 2000. En dépit du ton moderé de la déclaration finale des leaders arabes, quelques heures après la clôture du Sommet, le Premier Ministre israélien Ehoud Barak, a announcé la suspension du processus de paix.

LE CAIRE, juin 1996

Pour la première fois, des leaders de 21 pays arabes – étaient présents également les présidents Assad et Khadhafi (l’Irak n’était pas invitée) – manifestent leur soutien au processus de paix en cours. Mais ils ont exprimé leur méfiance à l’égard de la bonne volonté affichée par le nouveau Premier ministre israélien à poursuivre le processus. Ils ont déclaré que si Israël renoncait aux principes de base de la négociation – les Résolutions 242, 338, 425 de l’ONU* et le principe de « la terre en échange de la paix » – et aux engagements déjà signés – les Accords d’Oslo – (voir « processus de paix d’Oslo »*), les Etats arabes ayant normalisé leurs relations avec Israël reverraient leur positions.

LE CAIRE, août 1990

Condamne l’invasion et l’annexion irakienne du Koweit. Il dénonce l’attitude de défi manifestée par l’Irak à l’égard des autres pays arabes du Golfe. Les participants demandent l’envoi d’une force arabe d’interposition.

CASABLANCA, mai 1989

Il apporte son soutien à la stratégie nouvellement affichée par l’OLP qui consiste à rechercher un règlement pacifique au conflit avec Israël (décisions du CNP* d’Alger de décembre 1988). Réadmission de l’Egypte dans la Ligue des Etats arabes.

ALGER, 1988

Les participants expriment leur soutien au soulèvement des territoires occupés. Il réaffirme les décisions de Fès et renforce la position de l’OLP. Le roi Hussein y enterre lui-même « l’option jordano-palestinienne ».

AMMAN, 1987

Réuni à quelques kilomètres des territoires alors occupés depuis 20 ans, ce sommet concentre la discussion sur la guerre Iran-Irak. Il est considéré, à cause de l’absence d’intérêt manifesté pour la question palestinienne, une des causes immédiates de l’Intifada*.

FES, 1982

Ce sommet a lieu après l’invasion israélienne du Liban. On y propose un plan de paix qui prévoit entre autres le retrait d’Israël des territoires occupés depuis 1967, la création d’un Etat palestinien indépendant et la paix entre tous les Etats de la région. C’est la reconnaissance implicite d’Israël.

BAGDAD, 1978

Les participants dénoncent les accords séparés conclus par l’Egypte et décide de suspendre la participation de ce pays aux travaux de la Ligue des Etats arabes.

RABAT, 1974

La principale décision est la reconnaissance de l’OLP comme unique représentant des Palestiniens.

ALGER, 1973

Après que leurs armées aient pour la première fois sérieusement remis en cause la vision qu’Israël avait de sa propre sécurité, alors qu’il possédait des positions stratégiques idéales, les chefs d’Etat affirment la nécessité de libérer l’ensemble des territoires arabes occupés en 1967.

KHARTOUM, 1967

Réuni après la guerre des Six Jours, la plus grave défaite militaire arabe contre Israël, ce sommet, très dur à l’égard du vainqueur, exclut la reconnaissance d’Israël.

LE CAIRE, 1964

Ce premier sommet arabe, réuni à l’initiative du président Nasser visait à organiser une riposte commune au détournement des eaux du Jourdain par Israël; riposte qui n’a pas dépassé le stade de projet.