Bande de Gaza

  • Croissance annuelle (2005): 4,5%
  • Taux de chômage (Rapport de la Banque mondiale 2007): 33%
  • Exportations (2003): 603 millions US$
  • Importations (2003): 1.900 millionsPopulation (2008): 1 376 289 hab.
  • Jeunes (moins de 15 ans) (2004): 49%
  • Densité de population (2008) : 3 823 hab./km²
  • Croissance démographique (2000-2005): 3,7%
  • Indice de fécondité (2000-2005):  5,78
  • Espérance de vie (2000-2005): 71,59 ans
  • Mortalité infantile (2000-2005): 22,4%o
  • PIB (2003): 768 millions US$
  • PIB par habitant (2003): 600 US$
  • Croissance annuelle (2005): 4,5%
  • Taux de chômage (Rapport de la Banque mondiale 2007): 33%
  • Exportations (2003): 603 millions US$
  • Importations (2003): 1.900 millions US$

Région côtière située dans la partie sud de l’ancienne Palestine du Mandat britannique, longue de 45 km et profonde de 6 à 10 km. Elle a une population de plus de 1 million de Palestiniens – dont quelque 670,000 réfugiés UNRWA – et 5.000 colons israéliens. Si l’on décompte les 33 % du territoire confisqués au profit de ces colons, la densité de la population y est de plus de 3300 habitants au km², soit une des plus fortes au monde.

Contrairement à la Cisjordanie, Gaza est une zone complètement fermée et entourée de barbelés. Ses habitants n’ont pas de nationalité reconnue: tous sont maintenant porteur d’une carte magnétique rédigée uniquement en hébreu qui permet à 20.000 d’entre eux d’aller quotidiennement travailler en Israël – contre 120.000 avant l’Intifada et l’immigration massive en provenance de l’ex-URSS; les plus âgés ont encore des papiers spéciaux égyptiens, acceptés dans certains pays arabes mais qui ne leurs permettent pas d’aller en Egypte; les autres qui veulent se rendre à l’étranger doivent le faire avec des documents de voyage israéliens qu’ils n’obtiennent que s’ils sont parfaitement en règle avec l’occupant.

La bande de Gaza est avec ses 362 km² le reliquat d’un territoire de 2.200 km² attribué par le Plan de Partage décidé par l’ONU en 1947 à la partie méridionale de l’Etat Arabe de Palestine et qui était constitué d’une partie du Négev et d’une plaine côtière allant de Jaffa à la frontière égyptienne. La première guerre israélo-arabe le réduisit à ses dimensions actuelles. Avant 1948, cette région comptait 80.000 habitants.

180.000 réfugiés s’y ajoutèrent en quelques jours, originaires pour la plupart de la côte, et la région fut administrée par l’Egypte sans y être jamais formellement rattachée.

La résistance spontanée de Gaza durant son occupation par les forces israéliennes en 1956 amena l’Egypte à changer d’attitude en érigeant Gaza en port franc et en incluant la production d’agrumes de la région dans ses accords avec les pays de l’Est, ce qui permit un relatif développement.

La superficie plantée en agrumes décupla en dix ans, mais la moitié des arbres n’était pas encore productifs en 1967, lorsqu’Israël envahit Gaza pour la seconde fois. La zone fut en insurection permanente, sous la direction de deux groupes de fedayns, le FPLP et le Fatah. Ce n’est qu’à la fin 1971, après une campagne de répression massive dirigée par Ariel Sharon, que l’ordre voulu par l’occupant pu y être établi.

Pour tenter d’éradiquer les divers courants nationalistes, Israël joua la carte de l’islamisme. Le plus ancien mouvement islamiste du Monde Arabe, celui des Frères Musulmans, était né en Egypte et avait des adeptes à Gaza. Ainsi, pendant plus de dix ans, tandis que les organisations membres de l’OLP étaient traquées par l’armée israélienne, les Frères musulmans furent encouragés par Israël à développer leurs réseaux sociaux, lesquels allaient finalement donner naissance au Hamas(acronyme arabe du Mouvement de la Résistance islamique).

Conséquence de vingt années de frustrations sans perspectives de solution, c’est à Gaza qu’un accident de circulation causé par un Israélien et qui provoqua la mort de plusieurs Palestiniens déclencha l’Intifada – le soulèvement palestinien – le 9 décembre 1987.

Depuis la mise en oeuvre de l’Accord du Caire de mai 1994 (voir « Processus de Paix d’Oslo ») entre Israël et l’OLP, l’Autorité Palestinienne exerce sa juridiction sur 67% de la Bande de Gaza, les 33 % restants étant réservé pour les colonies de peuplement israéliennes.

Suite à l’Accord de Wye River, les autorités israéliennes ont enfin autorisé l’ouverture, le 24 novembre 1998, d’un aéroport international palestinien dans la Bande de Gaza.

Le 20 février 2005, le gouvernement israélien approuve le plan de retrait de la Bande de Gaza et l’évacuation des colonies installées dans cette région. Quatre autres colonies, situées au nord de la Cisjordanie, devraient également être évacuées. Dix-sept ministres votent en faveur du retrait tandis que cinq ont voté contre. Le Premier Ministre Ariel Sharon procède à l’évacuation de la Bande de Gaza durant l’été 2005.

Suite au retrait des troupes israéliennes, le Hamas impose petit à petit son pouvoir sur la bande côtière. La communauté internationale fait à ce moment-là pression pour que des élections aient lieu au sein de l’AP. En janvier 2006, le Hamas sort victorieux du scrutin, or ce dernier refuse l’existence de l’Etat israélien. L’Etat hébreu refuse de reconnaître le résultat des urnes, et refuse de poursuivre des négociations si elles se font avec le Hamas. Quant à la Communauté internationale, elle coupe en grande partie ses aides à la Palestine.

La tension monte entre le Hamas et Israël et des affrontements ont lieu de mai à août 2006 le long de la frontière de la Bande de Gaza. Le Hamas kidnappe le caporal israélien Gilad Shalit le 25 juin 2006. Le Hezbollah en fait de même le 12 juillet avec deux soldats israéliens sur la frontière avec le Liban, ce qui déclenchera la deuxième guerre israélo-libanaise.

Dans les mois qui suivent ce conflit, les désaccords vont en augmentant dans le camp palestinien. Prenant petit à petit l’allure d’une véritable guerre civile, ils atteindront leur paroxysme en juin 2007. Entre le 12 et 14 juin 2007, le Hamas lance une offensive contre les forces du Fatah présentes dans la Bande de Gaza et déclarent enfin la sécession de ce territoire, qui atterit sous son autorité.

La Palestine est donc aujourd’hui divisée en deux entités distinctes. Le Fatah et le Hamas refusent tout dialogue. Cette division met aujourd’hui en danger la tentative de reprise du processus de paix, le Hamas ayant déclaré qu’il ne reconnaîtrait aucun des accords signés par Mahmoud Abbas.
Arrosé à sa frontière avec Gaza par des roquettes Qassam, Israël mène une politique de répression sur la Bande de Gaza en empêchant tout ravitaillement  de Gaza en biens essentiels. Etouffés les Gazaouis ont franchis la frontière avec l’Egypte au poste de Rafah pour se ravitailler en biens essentiels mais également en armes. Au début du mois de mars 2008, Israël a lancé une offensive militaire sur la Bande qui a fait plus de 100 morts.

Population (2008): 1 376 289 hab.Jeunes (moins de 15 ans) (2004): 49%Densité de population (2008) : 3 823 hab./km²Croissance démographique (2000-2005): 3,7%Indice de fécondité (2000-2005):  5,78Espérance de vie (2000-2005): 71,59 ansMortalité infantile (2000-2005): 22,4%oPIB (2003): 768 millions US$PIB par habitant (2003): 600 US$Croissance annuelle (2005): 4,5%Taux de chômage (Rapport de la Banque mondiale 2007): 33%Exportations (2003): 603 millions US$Importations (2003): 1.900 millions US$ Région côtière située dans la partie sud de l’ancienne Palestine du Mandat britannique, longue de 45 km et profonde de 6 à 10 km. Elle a une population de plus de 1 million de Palestiniens – dont quelque 670,000 réfugiés UNRWA – et 5.000 colons israéliens. Si l’on décompte les 33 % du territoire confisqués au profit de ces colons, la densité de la population y est de plus de 3300 habitants au km², soit une des plus fortes au monde. Contrairement à la Cisjordanie, Gaza est une zone complètement fermée et entourée de barbelés. Ses habitants n’ont pas de nationalité reconnue: tous sont maintenant porteur d’une carte magnétique rédigée uniquement en hébreu qui permet à 20.000 d’entre eux d’aller quotidiennement travailler en Israël – contre 120.000 avant l’Intifada et l’immigration massive en provenance de l’ex-URSS; les plus âgés ont encore des papiers spéciaux égyptiens, acceptés dans certains pays arabes mais qui ne leurs permettent pas d’aller en Egypte; les autres qui veulent se rendre à l’étranger doivent le faire avec des documents de voyage israéliens qu’ils n’obtiennent que s’ils sont parfaitement en règle avec l’occupant.La bande de Gaza est avec ses 362 km² le reliquat d’un territoire de 2.200 km² attribué par le Plan de Partage décidé par l’ONU en 1947 à la partie méridionale de l’Etat Arabe de Palestine et qui était constitué d’une partie du Négev et d’une plaine côtière allant de Jaffa à la frontière égyptienne. La première guerre israélo-arabe le réduisit à ses dimensions actuelles. Avant 1948, cette région comptait 80.000 habitants. 180.000 réfugiés s’y ajoutèrent en quelques jours, originaires pour la plupart de la côte, et la région fut administrée par l’Egypte sans y être jamais formellement rattachée.
La résistance spontanée de Gaza durant son occupation par les forces israéliennes en 1956 amena l’Egypte à changer d’attitude en érigeant Gaza en port franc et en incluant la production d’agrumes de la région dans ses accords avec les pays de l’Est, ce qui permit un relatif développement. La superficie plantée en agrumes décupla en dix ans, mais la moitié des arbres n’était pas encore productifs en 1967, lorsqu’Israël envahit Gaza pour la seconde fois. La zone fut en insurection permanente, sous la direction de deux groupes de fedayns, le FPLP et le Fatah. Ce n’est qu’à la fin 1971, après une campagne de répression massive dirigée par Ariel Sharon, que l’ordre voulu par l’occupant pu y être établi.
Pour tenter d’éradiquer les divers courants nationalistes, Israël joua la carte de l’islamisme. Le plus ancien mouvement islamiste du Monde Arabe, celui des Frères Musulmans, était né en Egypte et avait des adeptes à Gaza. Ainsi, pendant plus de dix ans, tandis que les organisations membres de l’OLP étaient traquées par l’armée israélienne, les Frères musulmans furent encouragés par Israël à développer leurs réseaux sociaux, lesquels allaient finalement donner naissance au Hamas(acronyme arabe du Mouvement de la Résistance islamique).
Conséquence de vingt années de frustrations sans perspectives de solution, c’est à Gaza qu’un accident de circulation causé par un Israélien et qui provoqua la mort de plusieurs Palestiniens déclencha l’Intifada – le soulèvement palestinien – le 9 décembre 1987.
Depuis la mise en oeuvre de l’Accord du Caire de mai 1994 (voir « Processus de Paix d’Oslo ») entre Israël et l’OLP, l’Autorité Palestinienne exerce sa juridiction sur 67% de la Bande de Gaza, les 33 % restants étant réservé pour les colonies de peuplement israéliennes.
Suite à l’Accord de Wye River, les autorités israéliennes ont enfin autorisé l’ouverture, le 24 novembre 1998, d’un aéroport international palestinien dans la Bande de Gaza.
Le 20 février 2005, le gouvernement israélien approuve le plan de retrait de la Bande de Gaza et l’évacuation des colonies installées dans cette région. Quatre autres colonies, situées au nord de la Cisjordanie, devraient également être évacuées. Dix-sept ministres votent en faveur du retrait tandis que cinq ont voté contre. Le Premier Ministre Ariel Sharon procède à l’évacuation de la Bande de Gaza durant l’été 2005.
Suite au retrait des troupes israéliennes, le Hamas impose petit à petit son pouvoir sur la bande côtière. La communauté internationale fait à ce moment-là pression pour que des élections aient lieu au sein de l’AP. En janvier 2006, le Hamas sort victorieux du scrutin, or ce dernier refuse l’existence de l’Etat israélien. L’Etat hébreu refuse de reconnaître le résultat des urnes, et refuse de poursuivre des négociations si elles se font avec le Hamas. Quant à la Communauté internationale, elle coupe en grande partie ses aides à la Palestine.
La tension monte entre le Hamas et Israël et des affrontements ont lieu de mai à août 2006 le long de la frontière de la Bande de Gaza. Le Hamas kidnappe le caporal israélien Gilad Shalit le 25 juin 2006. Le Hezbollah en fait de même le 12 juillet avec deux soldats israéliens sur la frontière avec le Liban, ce qui déclenchera la deuxième guerre israélo-libanaise.
Dans les mois qui suivent ce conflit, les désaccords vont en augmentant dans le camp palestinien. Prenant petit à petit l’allure d’une véritable guerre civile, ils atteindront leur paroxysme en juin 2007. Entre le 12 et 14 juin 2007, le Hamas lance une offensive contre les forces du Fatah présentes dans la Bande de Gaza et déclarent enfin la sécession de ce territoire, qui atterit sous son autorité.
La Palestine est donc aujourd’hui divisée en deux entités distinctes. Le Fatah et le Hamas refusent tout dialogue. Cette division met aujourd’hui en danger la tentative de reprise du processus de paix, le Hamas ayant déclaré qu’il ne reconnaîtrait aucun des accords signés par Mahmoud Abbas.

Arrosé à sa frontière avec Gaza par des roquettes Qassam, Israël mène une politique de répression sur la Bande de Gaza en empêchant tout ravitaillement  de Gaza en biens essentiels. Etouffés les Gazaouis ont franchis la frontière avec l’Egypte au poste de Rafah pour se ravitailler en biens essentiels mais également en armes. Afin de faire taire les roquettes et face à la menace d’enlèvements de soldats israéliens, Israël se lance en 2008 dans l’opération contre Gaza « Plomb durci », puis en 2012 dans l’opération « Piliere de Défense » qui firent des milliers de morts côté palestinien, essentiellement des civils et quelques dizaines côté israélien, essentiellement des militaires. En juillet 2014, devant la recrudescence des roquettes du Hamas, Israël se lance dans une opération meurtrière à nouveau contre Gaza, l’opération « Bordure protectrice », faisant au bout de trois semaines près de 1200 morts, 6000 blessés, et 200 000 déplaces dans les camps de l’UNRWA.