TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPES – TPO

Population : 2,800,000, 1,700,000 en Cisjordanie et 1,100,000 à Gaza (1997).
Superficie : 6,170 km².
Divisions Administratives: Cisjordanie (dont Jérusalem-Est) et Gaza

Pour les chiffres, voire les fiches Cisjordanie et Gaza

Les territoires palestiniens sont formés de

Une zone A : Gaza, et les villes de Jéricho, Jénine, Qalqilya, Ramallah, Rulkarem, Naplouse et Bethléem. Dans cette zone l’Autorité Palestinienne exerce les pouvoirs de police (18% des Territoires)

Une zone B qui comprend les autres zones de la Cisjordanie dans lesquelles la sécurité est exercée par l’Autorité nationale Palestinienne et l’armée israélienne (22% des Territoires)

Une zone C qui intègre les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. La zone C est sous contrôle d’Israël (60 % des Territoires)

Historique

En 1948 le plan de partage de l’ONU prévoyait que la Palestine mandataire soit partagée en deux États, l’un Juif, l’autre Arabe. Des deux États initialement prévus, seul l’État juif verra le jour. En effet, à la suite de la guerre de 1948, la Transjordanie s’empare de l’actuelle Cisjordanie (alors la Judée et la Samarie) et l’Égypte prend le contrôle de la bande de Gaza.

En 1967, la guerre des six jours marquent un tournant avec l’annexion par Israël du Golan Syrien, du Sinaï égyptien et de la bande de Gaza. La résolution 242 du Conseil de Sécurité adoptée en 1967 touche à plusieurs aspects du conflit israélo-palestinien, notamment à sa dimension territoriale. Le Conseil réclame le « retrait des troupes israéliennes de territoires occupés ». La volontaire ambiguïté de cette phrase (qui n’envisage pas le retrait de tous les territoires) a longtemps été discutée, Israël ne retire aucune troupe et annexe Jérusalem-Est.

Les Accords d’Oslo aboutissent à l’autonomie quasi complète des territoires palestiniens. Le conseil national palestinien proclame un « État de Palestine » reconnu par une centaine de pays. Pour autant ces territoires restent souvent sous contrôle israélien qui continue d’y fermer certains accès.

L’Autorité Palestinienne créée en 1995 bénéficie de son propre corps de police et gère les questions de politique intérieure.

Dés 1997 Benyamin Netannyahou reprend la politique de colonisation des Territoires occupés et de Jérusalem-Est.

En février 2005, les troupes israéliennes se retirent de Gaza, on procède à l’évacuation forcée des colonies considérées comme les plus hostiles. Ariel Sharon et Mahmoud Abbas annoncent la fin des violences. Pourrant la colonisation de la Cisjordanie s’est accélérée et la construction du mur s’achève presque.

Un rapport de la Banque mondiale en 2007 fait part des obstacles physiques à la libre circulation des personnes en Cisjordanie : check point, barrages routiers ou encore portails. Les Palestiniens sont empêchés d’accéder à 41 segments de routes, la plupart réservées à l’usage des colons. Cela freine dramatiquement la croissance et l’économie palestinienne tout en entravant le libre accès des populations aux soins et à l’éducation.
En avril 2008, la Banque mondiale a prédit que malgré les promesses d’aide internationale, la croissance économique dans les territoires palestiniens serait nulle en 2008 en raison des restrictions imposées par Israël.
Le rapport fait état du taux de chômage sur les territoires, qui s’élève à 23 % en Cisjordanie et à 33% dans la bande de Gaza. Le pourcentage des habitants vivant dans une « grande pauvreté » dépasse aujourd’hui les 35% Politique intérieure

Politique intérieure

L’Autorité palestinienne représente les habitants palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Elle a été créée en 1993 avec les Accords d’Oslo. Le président de l’Autorité palestinienne est élu pour une durée maximum de 5 ans. Elle est aussi composée d’une assemblée élue au suffrage universel, une police et des représentants dans plusieurs pays. Yasser Arafat en devient le président en 1996. Il éveille de nombreuses controverses en étant accusé à l’échelle internationale de soutenir le terrorisme et d’avoir contribué à l’échec de Camp David II. Il meurt en 2004. Raouhi Fatouh, président du conseil législatif palestinien, assure la présidence de l’Autorité Palestinienne par intérim pour une durée de 60 jours. Mahmoud Abbas est élue en janvier 2005, et lutte depuis lors pour la création d’un État palestinien.

Cette même année la situation politique des Territoires s’envenime avec la victoire du Hamas aux élections législatives. Le Fatah rentre dans l’opposition et Ismaël Haniyeh est appelé à former un gouvernement. Depuis lors la Palestine traverse une crise interne : à l’échelle internationale on refuse le dialogue avec le Hamas et les attaques israéliennes se multiplient. En Juin 2007 les tensions entre les deux parties sont telles qu’une guerre éclate. Le 17 juin 2007, le Hamas contrôle la bande de Gaza évinçant totalement le Fatah du Territoire. Ismaël Haniyeh est aussitôt limogé et remplacé par Salam Fayyad.

L’UE et la Palestine

La nature des relations économique entre l’Union Européenne et la Palestine est principalement basée sur une assistance financière d’urgence et d’envois humanitaire. L’UE est le donateur le plus généreux de l’Autorité Palestinienne et l’a été particulièrement au cours de l’Intifada.

La Communauté européenne et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont signé un accord commercial le 24 Février 1997 (voir l’ UE et l’OLP accords). L’accord a été approuvé par le Parlement européen le 9 avril 1997 (372 voix pour, 5 contre, 4 abstentions). Les Accords d’Oslo ne permettaient pas à l’Autorité palestinienne de signer des accords internationaux, l’OLP l’a fait au nom de l’Autorité palestinienne. La première commission du présent accord a eu lieu le 23 Mai 2000 à Bruxelles.
Après le début du processus de paix d’Oslo, la Communauté européenne a lancé un programme spécial d’aide à la population palestinienne. Le montant total de l’aide de l’UE pour la période 1994-98 était de 1,5 milliards dont 441 millions d’écus sur le budget communautaire, 864 millions d’écus des États membres et 184 millions d’écus en prêts de la Banque européenne d’investissement. Pour ce chiffre, il convient d’ajouter 0,5 milliards d’écus (169 millions d’écus du budget communautaire et 336 des États membres) à l’UNRWA. Ainsi, le montant total de l’aide européenne pour cette période était de 2 milliards d’écus.


Pour plus d’informations:

* PNA Palestinian National Authority Official Website.
* PASSIA Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs (Passia).
* El Khabar Newspaper in Arabic and French.
* Bethlehem News English Newspaper.
* Al Esteqlal Arabic Newspaper.
* Gaza News Arabic Newspaper.
* Al Ayyam Arabic Newspaper.
* Al Quds Arabic Newspaper.
* Al Massar Arabic Newspaper.
* Palestine Daily English Newspaper.
* Palestine Chronicle English Newspaper.
* Palestine Times English Newspaper.