(Sahara Occidental)

Nom officiel: aucun

Capitale: aucun

Superficie: 266.000 Km²

Population (2012) : 522’928 habitants

Densité de population (2012) : 1,9 hab. / km2

Groupes ethniques : arabes, berbères

Religion: Musulmane

Langues officielles : hassaniya-arabe, marocaine-arabe

IDH (2012) : N.A.

Monnaie : dirham marocain (1,00 euro = 11,0188 dirham marocain) – Autre : peseta sahraouie (NOTE : monnaie commémorative frappée occasionnellement et non utilisée dans les échanges commerciaux)

PIB (2012) : N.A.

PIB par habitant (2007) : $ 2’500

Taux de chômage (2012) : N.A.

Taux d’inflation (2012) : N.A.

Principales exportations (2012) : phosphates

Principales importations (2012) : carburant pour la flotte de pêche, denrées alimentaires

Membre organisation internationale: Union Africaine (le Front Polisario a acquis un siège à l’OUA en 1984)

Forme de gouvernement : statut juridique du territoire et question de la souveraineté en suspens (NOTE : le territoire est contesté par le Maroc et le Front populaire de Libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro, qui en février 1976 a officiellement proclamé un gouvernement en exil, le République arabe sahraouie démocratique, dirigé par le président Mohamed Abdelaziz)

Chef de l’Etat (Président): Mohamed Abdelaziz (République Arabe Sahraouie Démocratique autoproclamée)

Parlement: Assemblée Nationale, 101 députés, élus par des assemblées locales et régionales. Un seul parti: le Front Populaire pour la libération de Seguia el Harma et Rio de Orio (Polisario, selon l’acronyme espagnol)

Indépendance: 1976 (retrait de la puissance coloniale espagnole, occupation du territoire par le Maroc et la Mauritanie, auto-proclamation de la R.A.S.D. par le Front Polisario)

Quelques caractéristiques:

La région est située sur la côte ouest du continent africain entre le Maroc et la Mauritanie. Elle est revendiquée par le Maroc depuis la fin de la colonisation espagnole.

Jusqu’à la fin des années 1960, les populations du Sahara Occidental étaient principalement nomades, et n’ont commencé à se sédentariser qu’avec le démarrage de l’exploitation du phosphate. Il n’y a eu qu’un seul véritable recensement de population, établit par les Espagnols en 1974. Selon ce recensement, qui n’a pas comptabilisé tous les nomades, il y avait alors 73.497 Sahraouis, et 21.522 Européens et ressortissants étrangers. On estime la population actuelle du territoire à environ 260.000 âmes tandis que 160.000 Sahraouis vivent dans des camps de réfugiés dans le sud algérien (région de Tindouf) depuis plus de 25 ans.

La pêche et le phosphate sont les deux ressources principales du Sahara Occidental. Les eaux bordant le Sahara Occidental sont parmi les plus poissonneuses du monde et pourraient fournir, selon les experts, des prises annuelles de 2 millions de tonnes de poisson. Les investissements marocains dans la construction d’infrastructures portuaires ont fait démarrer l’exploitation de ces richesses naturelles, qui pourraient devenir des sources importantes de nourriture. L’exploitation du phosphate, le minerai le plus important dans la région, a démarré en 1972. Les réserves de phosphate sont estimées à 10 milliards de tonnes (dont 2 milliards de qualité supérieure). Il y a également, comme dans le sous-sol mauritanien, des réserves en minerai de fer.

On pense que le Sahara Occidental pourrait posséder au large de ses côtes des réserves de pétrole et de gaz naturel considérables. En 2001, le Maroc a signé des contrats pour sonder les côtes du Sahara Occidental, en vue de découvrir des nappes de pétrole. Au mois de février 2002, un arbitrage des Nations-Unies a déclaré illégale l’attribution par le Maroc de contrats d’extraction du pétrole du Sahara Occidental, du fait que la question de l’appartenance du territoire au Maroc reste litigieuse.

La question du Sahara Occidental:

Le Maroc, après son accession à l’indépendance en 1956, a revendiqué le droit d’administrer une grande partie de la région du Sahara Occidental (comprenant non seulement tout le Sahara espagnol mais également la Mauritanie et une partie de l’Algérie). Les revendications du gouvernement marocain s’appuyaient sur l’extension de l’aire de domination marocaine datant du Moyen-age.

350.000 marocains provenant de tout le pays ont été rassemblés secrètement à la frontière du Sahara occidental le 6 novembre 1975 pour y entrer le lendemain dans le cadre de la «Marche verte». Quelques jours plus tard, le 14 novembre, l’Espagne a signé un accord avec le Maroc et la Mauritanie pour la répartition de son territoire et a rapatrié une partie de ses troupes. Ce traité a été rendu officiel le 20 novembre. Au mois d’août 1979, alors que sa capitale Nouakchott était menacée par le Polisario, la Mauritanie a renoncé à sa portion de territoire, qui a été immédiatement annexée par le Maroc (nouvelle province de Oued ed-Dahab).

En Février 1976, le Front Polisario (Front Populaire de Libération de Saguia el Hamra et Rio de Oro) s’est proclamé officiellement gouvernement en exil de la République Arabe Démocratique Sahraoui (R.A.D.S).

75 états ont reconnu la «République Arabe Sahraouie Démocratique». La position européenne, officiellement neutre, est sévèrement critiquée par le Front Polisario. En dépit de l’attitude prudente de l’Europe, la question du Sahara n’a pas pu être évitée lors des négociations pour le renouvellement des accords de pêche entre la Communauté Européenne et le Maroc en 1987. Pour aboutir à un accord, sans toutefois reconnaître officiellement les revendications marocaines sur la région, les experts européens ont élaboré un texte dont le premier paragraphe se réfère aux «eaux sous souveraineté ou juridiction » marocaine.

Jusqu’au cessez-le-feu de 1991, le Maroc dépensait entre 1,5 et 2 millions de dollars par jour pour assurer sa présence militaire au Sahara, sans pouvoir aboutir à une victoire finale. Une partie de ce budget a été consacré à l’érection d’un « mur de sable » qui protège environ 85% des territoires contrôlés par le Maroc. La situation sur le terrain a conduit les autorités marocaines à rechercher une solution politique au problème. C’est ainsi que l’idée d’un referendum – longtemps rejetée au motif «qu’il serait inutile de demander à des Marocains s’ ils sont Marocains ou non» – a finalement été acceptée.

En 1985, les Nations-Unies et l’Organisation de l’Unité Africaine ont lancé un groupe d’études, dont le travail a conduit à des propositions pour régler le conflit, approuvées le 30 Août 1988 par le Maroc et le Front POLISARIO. En Avril 1991, la résolution 690 du Conseil de sécurité instituait la Mission des Nations Unies pour le Referendum au Sahara Occidental (MINURSO). Le plan prévoyait une période transitoire, durant laquelle le représentant spécial du Secrétaire Général disposait d’une responsabilité exclusive sur toutes les questions autour du référendum ; ce référendum devait permettre à la population du Sahara Occidental de choisir entre l’indépendance et l’intégration au Maroc. Selon le plan, le referendum aurait du avoir lieu en janvier 1992.

La question du nombre d’électeurs est un sujet délicat. Le recensement espagnol de 1974, qui a été mis à disposition des Nations Unies, est une base de travail sur laquelle tout le monde s’accorde : tous ceux qui figurent sur la liste, ainsi que leurs descendants, pourraient bénéficier du droit de vote. Cependant, le Front Polisario désirait ajouter les noms de personnes vivant en exil à Tindouf, dont les parents ne figuraient pas sur la liste de recensement. Le Maroc pour sa part, voulait incorporer les noms de quelques 200.000 personnes, qui auraient été expulsées par les colons espagnols, et auraient trouvé refuge au Maroc.

Une fois le processus d’identification des électeurs achevé, environ 86.000 personnes s’étaient vus attribués le droit de vote. Toutefois, les divergences de point de vue entre les deux parties marocaine et sahraouie ont continué sur les questions du droit de recours, le rapatriement des réfugiés et d’autres points très importants du plan des Nations-Unies.

En juin 2001, l’envoyé spécial des Nations-Unies, M. James Baker présentait un nouveau cadre de propositions. Les anciennes propositions d’organisation d’un referendum par les Sahraouis, furent abandonnées, au profit de ce nouveau plan qui donnait à la région une large autonomie à l’intérieur de l’Etat marocain. Les autorités marocaines approuvèrent ces nouvelles propositions, le Front Polisario et l’Algérie les rejetèrent. (Entre temps, le Secrétaire Général des Nations Unies avait demandé le renouvellement du mandat MINURSO pour poursuivre la mise en place du referendum lors de sa mission spéciale.)

Dans un rapport publié en février 2002, le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi Annan, faisait part de sa déception quant au manque d’avancée dans les négociations. Quatre options figuraient dans le rapport, destinées à être soumises à l’examen des Nations Unies. Ces options distinguaient l’établissement sans l’aval d’une des parties (Maroc ou Front Polisario), la révision du plan, la partition du territoire et la fin de la mission de l’ONU.

En février 2003, l’envoyé personnel du Secrétaire-général des Nations Unies, James Baker, a présenté une nouvelle proposition d’autodétermination aux deux parties. Selon le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, cet plan «juste et équilibré», combine des éléments de la proposition de l’accord cadre et les éléments acceptés du Plan de règlement. La proposition envisage une période de transition de quatre ou cinq années avec partage des responsabilités entre les deux parties et après lequel se tiendrait le referendum d’autodétermination. Le nouveau plan inclut trois nouveautés principales:

  • Lors du referendum, aux deux options prévues antérieurement –indépendance/intégration au Maroc-, s’ajouterait une troisième option: l’auto-gouvernement ou autonomie au sein du Royaume du Maroc;
  • L’inclusion dans l’électorat de tous ceux qui ont résidé de façon continue au Sahara Occidental depuis le 31 décembre 1999. Seuls ceux qui avaient été déclarés admis à voter par la Commission d’identification étaient considérés comme électeurs.
  • Cet plan de paix n’exige pas le consentement des deux parties dans chacune des phases de sa mise en oeuvre, comme c’était le cas auparavant.

Les deux parties ont exprimé leur désaccord sur cette solution mais, le 10 juillet 2003, le Polisario s’y est finalement rallié. Le Maroc a depuis demandé de pouvoir disposer davantage de temps afin d’y réfléchir et ce avant de donner sa réponse définitive. Au mois d’octobre, suite à la Résolution 1513, le mandat de la MINURSO a été prorrogé  jusqu’au 31 janvier 2004.
Alvaro de Soto (Pérou) a été nommé Représentant spécial pour le Sahara Occidental le 7 août 2003.
Nom officiel: République Arabe Sahraouie Démocratique Capitale: El-Ayoun (Laayoune) Superficie: 266.000 Km² Population (est. 2004): 267.405 habitants Origine ethnique: Arabes, Berbères. Religion: Islam (100%) Langue: Arabe (marocain) Membre organisation internationale: Union Africaine (le Front Polisario a acquis un siège à l’OUA en 1984) Chef de l’Etat (Président): Mohamed Abdelaziz (République Arabe Sahraouie Démocratique autoproclamée) Parlement: Assemblée Nationale, 101 députés, élus par des assemblées locales et régionales. Un seul parti: le Front Populaire pour la libération de Seguia el Harma et Rio de Orio (Polisario, selon l’acronyme espagnol) Indépendance: 1976 (retrait de la puissance coloniale espagnole, occupation du territoire par le Maroc et la Mauritanie, auto-proclamation de la R.A.S.D. par le Front Polisario)
Quelques caractéristiques:
La région est située sur la côte ouest du continent africain entre le Maroc et la Mauritanie. Elle est revendiquée par le Maroc depuis la fin de la colonisation espagnole.
Jusqu’à la fin des années 1960, les populations du Sahara Occidental étaient principalement nomades, et n’ont commencé à se sédentariser qu’avec le démarrage de l’exploitation du phosphate. Il n’y a eu qu’un seul véritable recensement de population, établit par les Espagnols en 1974. Selon ce recensement, qui n’a pas comptabilisé tous les nomades, il y avait alors 73.497 Sahraouis, et 21.522 Européens et ressortissants étrangers. On estime la population actuelle du territoire à environ 260.000 âmes tandis que 160.000 Sahraouis vivent dans des camps de réfugiés dans le sud algérien (région de Tindouf) depuis plus de 25 ans.
La pêche et le phosphate sont les deux ressources principales du Sahara Occidental. Les eaux bordant le Sahara Occidental sont parmi les plus poissonneuses du monde et pourraient fournir, selon les experts, des prises annuelles de 2 millions de tonnes de poisson. Les investissements marocains dans la construction d’infrastructures portuaires ont fait démarrer l’exploitation de ces richesses naturelles, qui pourraient devenir des sources importantes de nourriture. L’exploitation du phosphate, le minerai le plus important dans la région, a démarré en 1972. Les réserves de phosphate sont estimées à 10 milliards de tonnes (dont 2 milliards de qualité supérieure). Il y a également, comme dans le sous-sol mauritanien, des réserves en minerai de fer.
On pense que le Sahara Occidental pourrait posséder au large de ses côtes des réserves de pétrole et de gaz naturel considérables. En 2001, le Maroc a signé des contrats pour sonder les côtes du Sahara Occidental, en vue de découvrir des nappes de pétrole. Au mois de février 2002, un arbitrage des Nations-Unies a déclaré illégale l’attribution par le Maroc de contrats d’extraction du pétrole du Sahara Occidental, du fait que la question de l’appartenance du territoire au Maroc reste litigieuse.
La question du Sahara Occidental:
Le Maroc, après son accession à l’indépendance en 1956, a revendiqué le droit d’administrer une grande partie de la région du Sahara Occidental (comprenant non seulement tout le Sahara espagnol mais également la Mauritanie et une partie de l’Algérie). Les revendications du gouvernement marocain s’appuyaient sur l’extension de l’aire de domination marocaine datant du Moyen-age.
350.000 marocains provenant de tout le pays ont été rassemblés secrètement à la frontière du Sahara occidental le 6 novembre 1975 pour y entrer le lendemain dans le cadre de la «Marche verte». Quelques jours plus tard, le 14 novembre, l’Espagne a signé un accord avec le Maroc et la Mauritanie pour la répartition de son territoire et a rapatrié une partie de ses troupes. Ce traité a été rendu officiel le 20 novembre. Au mois d’août 1979, alors que sa capitale Nouakchott était menacée par le Polisario, la Mauritanie a renoncé à sa portion de territoire, qui a été immédiatement annexée par le Maroc (nouvelle province de Oued ed-Dahab).
En Février 1976, le Front Polisario (Front Populaire de Libération de Saguia el Hamra et Rio de Oro) s’est proclamé officiellement gouvernement en exil de la République Arabe Démocratique Sahraoui (R.A.D.S).
75 états ont reconnu la «République Arabe Sahraouie Démocratique». La position européenne, officiellement neutre, est sévèrement critiquée par le Front Polisario. En dépit de l’attitude prudente de l’Europe, la question du Sahara n’a pas pu être évitée lors des négociations pour le renouvellement des accords de pêche entre la Communauté Européenne et le Maroc en 1987. Pour aboutir à un accord, sans toutefois reconnaître officiellement les revendications marocaines sur la région, les experts européens ont élaboré un texte dont le premier paragraphe se réfère aux «eaux sous souveraineté ou juridiction » marocaine.
Jusqu’au cessez-le-feu de 1991, le Maroc dépensait entre 1,5 et 2 millions de dollars par jour pour assurer sa présence militaire au Sahara, sans pouvoir aboutir à une victoire finale. Une partie de ce budget a été consacré à l’érection d’un « mur de sable » qui protège environ 85% des territoires contrôlés par le Maroc. La situation sur le terrain a conduit les autorités marocaines à rechercher une solution politique au problème. C’est ainsi que l’idée d’un referendum – longtemps rejetée au motif «qu’il serait inutile de demander à des Marocains s’ ils sont Marocains ou non» – a finalement été acceptée.
En 1985, les Nations-Unies et l’Organisation de l’Unité Africaine ont lancé un groupe d’études, dont le travail a conduit à des propositions pour régler le conflit, approuvées le 30 Août 1988 par le Maroc et le Front POLISARIO. En Avril 1991, la résolution 690 du Conseil de sécurité instituait la Mission des Nations Unies pour le Referendum au Sahara Occidental (MINURSO). Le plan prévoyait une période transitoire, durant laquelle le représentant spécial du Secrétaire Général disposait d’une responsabilité exclusive sur toutes les questions autour du référendum ; ce référendum devait permettre à la population du Sahara Occidental de choisir entre l’indépendance et l’intégration au Maroc. Selon le plan, le referendum aurait du avoir lieu en janvier 1992.
La question du nombre d’électeurs est un sujet délicat. Le recensement espagnol de 1974, qui a été mis à disposition des Nations Unies, est une base de travail sur laquelle tout le monde s’accorde : tous ceux qui figurent sur la liste, ainsi que leurs descendants, pourraient bénéficier du droit de vote. Cependant, le Front Polisario désirait ajouter les noms de personnes vivant en exil à Tindouf, dont les parents ne figuraient pas sur la liste de recensement. Le Maroc pour sa part, voulait incorporer les noms de quelques 200.000 personnes, qui auraient été expulsées par les colons espagnols, et auraient trouvé refuge au Maroc.
Une fois le processus d’identification des électeurs achevé, environ 86.000 personnes s’étaient vus attribués le droit de vote. Toutefois, les divergences de point de vue entre les deux parties marocaine et sahraouie ont continué sur les questions du droit de recours, le rapatriement des réfugiés et d’autres points très importants du plan des Nations-Unies.
En juin 2001, l’envoyé spécial des Nations-Unies, M. James Baker présentait un nouveau cadre de propositions. Les anciennes propositions d’organisation d’un referendum par les Sahraouis, furent abandonnées, au profit de ce nouveau plan qui donnait à la région une large autonomie à l’intérieur de l’Etat marocain. Les autorités marocaines approuvèrent ces nouvelles propositions, le Front Polisario et l’Algérie les rejetèrent. (Entre temps, le Secrétaire Général des Nations Unies avait demandé le renouvellement du mandat MINURSO pour poursuivre la mise en place du referendum lors de sa mission spéciale.)
Dans un rapport publié en février 2002, le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi Annan, faisait part de sa déception quant au manque d’avancée dans les négociations. Quatre options figuraient dans le rapport, destinées à être soumises à l’examen des Nations Unies. Ces options distinguaient l’établissement sans l’aval d’une des parties (Maroc ou Front Polisario), la révision du plan, la partition du territoire et la fin de la mission de l’ONU.
En février 2003, l’envoyé personnel du Secrétaire-général des Nations Unies, James Baker, a présenté une nouvelle proposition d’autodétermination aux deux parties. Selon le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, cet plan «juste et équilibré», combine des éléments de la proposition de l’accord cadre et les éléments acceptés du Plan de règlement. La proposition envisage une période de transition de quatre ou cinq années avec partage des responsabilités entre les deux parties et après lequel se tiendrait le referendum d’autodétermination. Le nouveau plan inclut trois nouveautés principales:
– Lors du referendum, aux deux options prévues antérieurement –indépendance/intégration au Maroc-, s’ajouterait une troisième option: l’auto-gouvernement ou autonomie au sein du Royaume du Maroc; – L’inclusion dans l’électorat de tous ceux qui ont résidé de façon continue au Sahara Occidental depuis le 31 décembre 1999. Seuls ceux qui avaient été déclarés admis à voter par la Commission d’identification étaient considérés comme électeurs. – Cet plan de paix n’exige pas le consentement des deux parties dans chacune des phases de sa mise en oeuvre, comme c’était le cas auparavant.Les deux parties ont exprimé leur désaccord sur cette solution mais, le 10 juillet 2003, le Polisario s’y est finalement rallié. Le Maroc a depuis demandé de pouvoir disposer davantage de temps afin d’y réfléchir et ce avant de donner sa réponse définitive. Au mois d’octobre, suite à la Résolution 1513, le mandat de la MINURSO a été prorrogé  jusqu’au 31 janvier 2004.

En avril 2013, un projet de résolution sur le Sahara Occidental présenté par l’ambassadrice américaine auprès des Nations Unies a fait sonner l’alarme à Rabat la semaine dernière. L’initiative américaine envisageait  d’élargir le mandat de la MINURSO (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) pour qu’il puisse surveiller le respect des droits de l’homme par le Maroc mais aussi par le Front Polisario, qui contrôle la frange orientale de ce territoire et les camps de réfugiés de Tindouf (l’Algérie). Cette initiative, applaudie par des prestigieuses ONG de droits de l’homme tels qu’Amnesty International et Human Rights Watch, a été rejetée par la France, la Russie l’Espagne et, bien sur, par le Maroc qui a même annulé un exercice militaire conjoint avec les États Unis.

La résolution qui a été finalement adoptée est un triomphe diplomatique de Rabat, qui avait dénoncé  une ‘instrumentalisation des droits de l’homme’, avec le soutien de quelques ONGs. Il s’agit d’une résolution diluée et édulcorée qui  élargit le mandat de la mission de l’ONU mais qui la préserve comme une des rares missions de l’ONU dans le monde sans mandat dans le domaine des droits de l’Homme.