AZOULAY, André

André Azoulay est né au Maroc, à Essaouira en 1941 dans une famille juive marocaine. Il est aujourd’hui politologue et  homme politique marocain. Conseiller des rois Hassan II et Mohammed VI, il préside aujourd’hui membre du Comité des Sages pour l’Alliance des civilisations à l’ONU, président délégué de la Fondation des trois cultures et des trois religions et administrateur du Forum Méditerranéen et du centre Shimon Pérès pour la paix et ambassadeur de bonne volonté de Monaco.

En 1966, il quitte le Maroc pour Paris après avoir travaillé en tant que rédacteur du quotidien « Maroc-informations ». En 1976, il prend la tête d’une organisation marocaine appelée « Identité et dialogue », dont le premier objectif était de faire connaître l’histoire juive séfarade et de corriger l’image négative d’une culture qui a longtemps souffert d’être perçue comme une « culture de seconde zone ».  Le second objectif de l’association était lui le dialogue entre Juifs et Arabes et la promotion du dialogue inter- culturel.

Professionnellement, André Azoulay  dirige le département de relations publiques de la banque Paribas à Paris, mission pour laquelle il reçoit un prix français en 1990. Il travaille par la suite à Eurocom Corporation. Pendant ce temps là, M. Azoulay ne cesse de faire connaître le Maroc comme exemple d’une coexistence possible entre Juifs et Arabes et d’organiser notamment à Rabat des conférences entre Juifs et Arabes pour mettre fin aux stéréotypes.

Pendant huit ans, il rencontre régulièrement le chef de l’OLP, Issam Sartaoui. A la fin des années 1980, André Azoulay et son groupe « Identité et dialogue » mettent en place un groupe de travail composé de 60 personnalités juives françaises et européennes pour rencontrer une fois par mois la délégation de l’OLP alors à Tunis.

En 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, M. Azoulay reçoit la Légion d’honneur. Par la suite, il occupe la position de Vice- Président du Centre pour la Paix au Moyen-Orient basé à Tel-Aviv. Alors que l’association fête son 15è anniversaire, « Identité et dialogue » amène des associations juives et des associations arabes à se rencontrer pour éviter  un conflit entre Juifs et Arabes sur la scène française.

A la fin des années 1990, il accepte d’assumer le rôle de Conseiller spécial auprès du roi Hassan II, puis de son successeur, Mohammed VI, rôle qui lui vaut des critiques allant jusqu’à le traiter de « Juif de cour ».

En 2008, André Azoulay devient président de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures. A la fin de l’année, il demande au gouvernement israélien d’accepter le plan de paix de la Ligue arabe de 2002.

Par ailleurs, André Azoulay s’implique dans la défense de l’Union pour la Méditerranée, soutenant un projet qui, dit-il,  « apportera au partenariat euro-méditerranéen la perspective et la profondeur politique qui lui ont fait défaut jusqu’à présent. » Pour le président de la Fondation Anna Lindh « La montée des périls en Méditerranée et la tragique régression morale, humaine et politique à laquelle nous avons été collectivement confrontés pendant la guerre de Gaza, imposent plus que jamais l’urgence et l’ardente nécessité de l’Union pour la Méditerranée. »

André Azoulay jouit aujourd’hui d’une aura qui fait de lui une figure du dialogue méditerranéen et israélo-palestinien tant en Europe qu’au Maghreb et au Moyen-Orient.