EL BARADEI, Mohammed

Mohamed el Baradei  a été directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pendant douze ans, de décembre 1997 à novembre 2009.

Cet égyptien, né en 1942 au Caire et fils d’avocat,  a suivi des études de droit à la faculté du Caire à poursuivi sa formation à la New York University School of Law.

Sa carrière débuta dans le domaine diplomatique égyptien en travaillant à la mission permanente de l’Egypte auprès des Nations Unies. Il participa à diverses activités d’organisations internationales et régionales dont le Conseil de Sécurité de l’ONU, l’Organisation Internationale de la Santé et la Ligue des Etats Arabes.

Après une carrière riche dans la diplomatie égyptienne et internationale, Mohamed el Baradei intègre l’AIEA en tant que membre du secrétariat. Il fut promu directeur général en 1997, poste qu’il a occupé jusqu’en 2009.

En  octobre 2005, Mohamed El Baradei et l’AIEA ont reçu le Prix Nobel de la Paix, l’ancien directeur général de l’AIEA étant un défenseur de la non-prolifération du nucléaire. Il quitte son poste au sein de l’AIEA en 2009.

En 2010, le paysage politique égyptien se modifie. En effet, Mohamed el Baradei est présenté en Egypte comme un candidat potentiel aux élections présidentielles de 2011, un souffle nouveau pour les égyptiens dont la seule option jusqu’alors était Gamal Moubarak, fils du Président Egyptien Hosni Moubarak. Dénonçant le manque de démocratie et la corruption, le prix Nobel de la Paix 2005 explique que sa présentation comme candidat à l’élection présidentielle de 2011 est compromise par la Constitution égyptienne.

El Baradei réclame une modification de la Constitution Egyptienne qui puisse permettre candidats indépendants de se présenter aux élections présidentielles sans l’obligation d’obtenir l’appui de 250 élus issus du Parlement et des municipalités, lesquelles sont dominés par le parti au pouvoir de Hosni Moubarak (le Parti national démocratique (PND)).

Après la révolution, et ses tentatives de prendre pied dans le nouveau paysage politique égyptien, El Baradei est marginalisé avant de revenir en 2013 en qualité de vice-résident après le renversement le 3 juillet du Président Mohamed Morsi remplacé par Adli Mansour soutenu par l’armée.