GOLD, Dore

Né au Connecticut en 1954, Dore Gold est issu d’une famille conservatrice juive américaine. Toute son éducation s’est faite aux Etats-Unis où il a suivi des études en sciences politiques à l’Université de Colombia.

Son sionisme religieux le pousse en 1980 à s’installer en Israël où il s’était rendu pour la première fois en 1976. Là, il travaille successivement au Centre Dayan d’Etudes proche-orientales de l’Université de Tel-Aviv et au Centre Jaffee d’Etudes stratégiques. Spécialiste des relations entre Israël et les Etats-Unis, il s’intéresse également aux questions de sécurité au Proche-Orient. Il est totalement opposé aux Accords d’Oslo et à la création d’un Etat palestinien indépendant qu’il considère comme une menace pour Israël. Il a l’habitude d’exposer ses idées dans le Jerusalem Post, journal proche du Likoud, en son temps dirigé par David Bar Ilan (porte-parole de Benjamin Netanyahou lorsqu’il était Premier Ministre) dont il est proche intellectuellement.

Expert auprès de la délégation israélienne à la Conférence de Madrid, il fut conseiller de Benjamin Netanyahou en matière de politique étrangère avant de devenir ambassadeur d’Israël aux Nations-Unies, poste qu’il occupa jusqu’à la fin août 1999 lorsqu’il fut remplacé par Yéhouda Lankry. Son influence considérable – Netanyahou voulant garder la haute main sur les négociations avec les Palestiniens l’avait chargé de superviser ce dossier – lui confèra un rôle quasi-ministériel, ce d’autant plus que le Ministre des Affaires Etrangères David Lévy n’avait pas un très bon contact avec le Premier Ministre Netanyahou.

Son origine américaine – à l’instar de Bar-Ilan – et le fait que ses contacts avec le Premier Ministre et son porte-parole se déroulaient exclusivement en anglais poussaient certains observateurs à parler d’une American connection à la tête de l’Etat israélien. Bien que resté proche de Netanyahou, Dore Gold est depuis février 2001 l’un des conseillers du Premier Ministre Ariel Sharon.