HAWI, Georges

Georges Hawi est né dans un village du Mont Liban en 1938 et assassiné le 21 juin 2005.

Politicien chrétien libanais, il fut l’ancien Secrétaire Général du parti communiste libanais (LCP).

Georges Hawi est devenu actif dans la politique dès ses premières années à l’université, participant à de nombreuses grèves et manifestations, et à plusieurs mouvements populaires. Il joint le LCP (Parti Communiste Libanais) en 1955.

En 1964 il est emprisonné pour sa participation à une grève contre le contrôle par l’Etat de l’industrie du tabac. Il est envoyé en prison pour son rôle de propagandiste.

En 1967, Hawi est brièvement expulsé du LCP pour avoir réclamé plus d’indépendance face aux Politiques de l’Union Soviétique.

En 1969, il est emprisonné une seconde fois après avoir participé à une manifestation pour la cause palestinienne et à nouveau en 1970 pour avoir attaqué, avec son parti, un détachement de l’armée libanaise. Il rejoint le parti et est élu Secrétaire Général du parti communiste libanais en 1979 – un poste qu’il garde jusqu’en 1993.

Après l’invasion israélienne en 1982, le LCP s’engage dans la guérilla contre Israël.

Après la guerre, le LCP sous Georges Hawi s’allie avec la Syrie. L’armée syrienne entre au Liban en 1976, et restera presque 30 ans.

En 2000, Hawi quitte le LCP et change de positions politiques. En 2004, il soutient la base du Mouvement de la Gauche Démocratique (DLM), qui s’est opposé à l’hégémonie de la Syrie au Liban et participe au soulèvement de l’indépendance en 2005. Le journaliste Samir Kassir assassiné le 2 juin 2005 était un membre et co-fondateur de ce groupe.

Le parti communiste libanais, dont Georges Hawi abandonne la Présidence en 1993, a toujours été pro-syrien. Hawi a maintenu son adhésion au parti mais n’est plus membre que d’une faction interne d’opposition.

Le 21 juin 2005, Georges Hawi est tué dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth.

Il a longtemps été un allié de la Syrie avant de changer ses positions et de rejoindre la coalition anti-Syrienne dont les membres furent les cibles principales lors des derniers attentats survenus au Liban.