LIEBERMAN, Avigdor

Avigdor Lieberman, politicien israélien et actuel ministre des affaires étrangères, est né le 5 juin 1958 en Moldavie. C’est en 1978 qu’il émigre en Israël.

En 1999, il fonde le parti « Israël Beitenu » (Notre Maison Israël), soutenu par la population venue d’ex URSS, et est élu à la Knesset. Membre des Comités des Affaires étrangères et de la défense, et du Contrôle de l’Etat, il est alors également président du groupe d’amitié parlementaire Israël-Moldavie.

En 2001, il devient ministre de l’infrastructure nationale, poste qu’il quitte en mars 2002. Réélu en janvier 2003 au sein du gouvernement d’union nationale, il devient alors ministre des transports. Cependant, en mai 2004, le Premier ministre Ariel Sharon lui demande de quitter le gouvernement suite à l’opposition de Lieberman au plan de désengagement d’Ariel Sharon. Lors des élections de 2006, le parti de Lieberman gagne onze sièges aux côtés de l’opposition mais en octobre 2006, A. Lieberman signe un accord de coalition avec le Premier ministre Ehud Olmert et devient le Ministre des affaires stratégiques, un poste créé pour suivre en priorité la « menace iranienne ». Opposé aux négociations fondées sur le principe de « la terre contre la paix », il quitte la coalition et son poste en janvier 2008.

Aux élections de février 2009, Israël Beitenu s’impose comme la troisième force politique du pays et A. Lieberman devient ministre des Affaires étrangères au sein du gouvernement Netanyahou.

Dès son arrivée au gouvernement il fait savoir qu’il ne se considère pas lié aux déclarations d’Annapolis. Ses déclarations « choc » notamment concernant les Arabes d’Israël à qui il veut imposer une « déclaration de loyauté envers Israël » pour conserver leur nationalité, le font connaître des médias internationaux.

La position politique d’A. Lieberman quant au processus de paix repose sur la récusation de trois idées : tout d’abord que le conflit israélo-palestinien est la principale cause d’instabilité au Moyen-Orient, que ce conflit est territorial et non pas idéologique et que l’établissement d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967 mettrait fin à la guerre. Selon lui, le processus de paix échoue car il se fonde sur ces principes.

En 2009, Lieberman a déclaré que sa position avait évolué et qu’il était désormais favorable à l’établissement d’un Etat palestinien.

Le leader israélien se dit pour l’entrée d’Israël dans l’Union européenne et dans l’OTAN.

Les médias sont aujourd’hui partagés sur la famille politique à laquelle appartient A. Lieberman entre l’extrême droite, l’ultra- nationalisme et le populisme.

En février 2010, avec l’affaire du Dubaïgate et l’utilisation frauduleuse de passeports européens, le ministre israélien des Affaires Etrangères est le seul à officiellement déclarer que l’implication des services secrets israéliens n’est pas prouvée et qu’il n’y a aucune raison d’accuser le Mossad. Les relations politiques et diplomatiques entre les pays européens concernés et Israël se tendent.