TALABANI, Jalal

Le 6 avril 2005, Jalal Talabani, un Kurde, est élu par l’Assemblée nationale transitoire irakienne à la tête de l’Etat. C’est la première fois dans l’histoire irakienne qu’un Kurde occupe les fonctions présidentielles. Ce dernier est entouré de deux vice-présidents, le sunnite Ghazi Al-Yaouar (le président sortant par intérim) et le chiite Adel Abdel Mahdi (Ministre des Finances sortant) qui  forment le Conseil présidentiel. Cette nomination résulte de longue tractations entre chiites, kurdes et sunnites pour arriver à un accord sur la composition du futur gouvernement.

Né au Kurdistan en 1933 dans le village de Kalkan, Jalal Talabani adhère très tôt au Parti démocratique du Kurdistan (PDK), qui a été fondé en 1946 par Moustapha Barzani, figure mythique de la lutte pour l’indépendance du Kurdistan. En 1975, Talabani crée le Parti pour l’Union du Kurdistan (PUK) qui se revendique plus à gauche que son rival. La vie politique sera marquée durant de nombreuses années par les dissensions opposant le PDK et le PUK.

L’intervention des puissances occidentales après la guerre du Golfe permet aux Kurdes d’instaurer un gouvernement autonome dans leur région. Talabani contrôle la région de Souleimaniyah alors que Massoud Barzani, fils du Mollah Moustafa, régit les provinces d’Erbil et Dohouk. Mais la rivalité entre le PDK et le PUK est latente. En 1993, Talabani use de la force pour casser le monopole du PDK sur la perception des taxes avec la Turquie, ce qui conduit à une guerre entre les deux partis kurdes. En 1996, les deux formations concluent un cessez-le-feu puis un accord de paix en 1998, mais le véritable rapprochement intervient en 2002 alors que l’invasion de l’Irak par les forces de la coalition semble inévitable. Les deux hommes ont pris le parti de s’allier sur une liste commune pour les élections parlementaires se partageant les fonctions, Massoud Barzani ayant opté pour la direction du Parlement autonome kurde.

Bien que le Président soit kurde, conformément aux accords, le premier ministre, véritable poste de pouvoir, revient au chiite Ibrahim Al Jaafari issu de l’Alliance unifiée irakienne. Cette nomenclature reflète les résultats des élections du 30 janvier, car l’AUI est la première formation parlementaire avec 146 sièges contre 77 pour la coalition kurde. Ce dernier, nommé par le Président le 7 avril, a dit vouloir former un gouvernement d’ici à 15 jours. Le successeur d’Iyad Allaoui doit y intégrer les divers courants ethniques et religieux du pays.

La nomination, par 227 voix sur 275, du président irakien reste très symbolique. En effet, il ne s’agit que d’un président par intérim à fonction protocolaire. Quant à l’Assemblée, elle est chargée de rédiger la Constitution du pays avant le 15 août 2005.

Le 6 avril 2005, Jalal Talabani, un Kurde, est élu par l’Assemblée nationale transitoire irakienne à la tête de l’Etat. C’est la première fois dans l’histoire irakienne qu’un Kurde occupe les fonctions présidentielles. Ce dernier est entouré de deux vice-présidents, le sunnite Ghazi Al-Yaouar (le président sortant par intérim) et le chiite Adel Abdel Mahdi (Ministre des Finances sortant) qui  forment le Conseil présidentiel. Cette nomination résulte de longue tractations entre chiites, kurdes et sunnites pour arriver à un accord sur la composition du futur gouvernement.Né au Kurdistan en 1933 dans le village de Kalkan, Jalal Talabani adhère très tôt au Parti démocratique du Kurdistan (PDK), qui a été fondé en 1946 par Moustapha Barzani, figure mythique de la lutte pour l’indépendance du Kurdistan. En 1975, Talabani crée le Parti pour l’Union du Kurdistan (PUK) qui se revendique plus à gauche que son rival. La vie politique sera marquée durant de nombreuses années par les dissensions opposant le PDK et le PUK. L’intervention des puissances occidentales après la guerre du Golfe permet aux Kurdes d’instaurer un gouvernement autonome dans leur région. Talabani contrôle la région de Souleimaniyah alors que Massoud Barzani, fils du Mollah Moustafa, régit les provinces d’Erbil et Dohouk. Mais la rivalité entre le PDK et le PUK est latente. En 1993, Talabani use de la force pour casser le monopole du PDK sur la perception des taxes avec la Turquie, ce qui conduit à une guerre entre les deux partis kurdes. En 1996, les deux formations concluent un cessez-le-feu puis un accord de paix en 1998, mais le véritable rapprochement intervient en 2002 alors que l’invasion de l’Irak par les forces de la coalition semble inévitable. Les deux hommes ont pris le parti de s’allier sur une liste commune pour les élections parlementaires se partageant les fonctions, Massoud Barzani ayant opté pour la direction du Parlement autonome kurde. Bien que le Président soit kurde, conformément aux accords, le premier ministre, véritable poste de pouvoir, revient au chiite Ibrahim Al Jaafari issu de l’Alliance unifiée irakienne. Cette nomenclature reflète les résultats des élections du 30 janvier, car l’AUI est la première formation parlementaire avec 146 sièges contre 77 pour la coalition kurde. Ce dernier, nommé par le Président le 7 avril, a dit vouloir former un gouvernement d’ici à 15 jours. Le successeur d’Iyad Allaoui doit y intégrer les divers courants ethniques et religieux du pays.La nomination, par 227 voix sur 275, du président irakien reste très symbolique. En effet, il ne s’agit que d’un président par intérim à fonction protocolaire. Quant à l’Assemblée, elle est chargée de rédiger la Constitution du pays avant le 15 août 2005.