TUENI, Gibran

L’homme politique libanais Gebran Tuéni est né le 15 septembre 1957 d’une mère de confession musulmane (druze) et d’un père de confession chrétienne (grec orthodoxe) à Beyrouth.

Sa mère est la femme de lettres Nadia Tuéni, considérée comme l’une des plus grandes poétesses du Liban. Son père, Ghassan Tuéni, journaliste et politicien, fut le propriétaire et directeur du journal arabophone Al Nahar; il a également été Ambassadeur en Grèce et Représentant permanent du Liban à l’ONU.

En 1992, Gebran Tuéni étudie le management à l’Insead à Fontainebleau (France). Il poursuit des études de journalisme et de relations internationales de 1977 à 1980, respectivement à l’Ecole Supérieure de Journalisme et à l’Ecole des Hautes Etudes Internationales à Paris.

En 1990, il devient Secrétaire Général du « Front Libanais ».

En 2000, il succède à son père et prend la tête du quotidien Al Nahar.

Il organise des concours de poésie, de théâtre et de chant. Sa qualité de défendeur des droits de l’homme lui permet de venir en aide aux plus démunis et aux handicapés. Dénonçant ouvertement l’occupation syrienne au Liban, il écrit une lettre ouverte à Bachar El Assad.

Gebran Tuéni est l’un des leaders de la Révolution du Cèdre qu’il anime sur la place des Martyrs de Beyrouth où sont situés les locaux du journal Al Nahar. Il est élu député grec orthodoxe de Beyrouth le 29 mai 2005, sur la liste du Martyr Rafic Hariri dirigée par Saad Hariri.

Le 12 décembre 2005, Gebran Tueni est assassiné dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth.

Cet assassinat coïncide avec la publication du second rapport d’étape de l’enquête des Nations Unies sur l’implication de la Syrie dans l’assassinat de Rafic Hariri. Le Premier ministre libanais Fouad Siniora demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies de démarrer une nouvelle enquête sur la mort de Gebran Tueni et d’autres figures majeures anti-syriennes.

Suite à l’attentat, Ghassan Tueni est élu député de Beyrouth en remplacement de son fils.