WEIZMAN, Ezer

Né en 1924 à Tel-Aviv, Ezer Weizman, neveu de Haïm Weizman, premier président d’Israël, sert dans la RAF durant la Seconde Guerre Mondiale. Dès 1948, il rejoint la Force Aérienne Israélienne. En 1966, il devient chef des Forces de Défense d’Israël jusqu’en 1969 lorsqu’il entame une carrière politique en tant que ministre du Transport.

Chef du Comité Exécutif du Hérout (composante majoritaire du Likoud lors de sa création en 1973) en 1970, il est alors nommé ministre de la Défense par Menahem Begin en 1977. Du fait de ses divergences de vue avec Begin concernant la paix au Proche-Orient, il démissionne de son poste et est exclu du Likoud en 1980.

En 1984, il fonde son propre parti, Yahad (« Ensemble »), et participe au gouvernement Travailliste/Likoud en tant que ministre sans portefeuille. Il travaille alors notamment sur les dossiers du redéployement de l’armée israélienne au Liban et de l’intégration des Arabes israéliens.

Après avoir dissout Yahad, il rejoint, en 1988, les rangs des Travaillistes et devient ministre des Sciences et du Développement jusqu’au moment où les Travaillistes quittent le gouvernement en 1990.

Le 13 mai 1993, il est élu Président d’Israël (dont le rôle est par essence protocolaire). En septembre 1993, il s’est déclaré très favorable à la Déclaration de Principes signée par Israël et l’OLP (voir « processus de paix d’Oslo »).

Plutôt connu comme « colombe » jusqu’à son accession à la magistrature suprême, Ezer Weizman a depuis à plusieurs reprises exprimé des points de vues très durs. C’est ainsi par exemple qu’à la suite de la vague d’attentats perpétrés en Israël en 1994 il a suggéré la suspension du processus de paix. N’hésitant pas à faire connaître ses opinions, il est autant connu pour ses qualités d’ombudsman que de rassembleur du peuple israélien ainsi qu’il l’a démontré après l’assassinat de Rabin.

Impliqué dans un scandale de financement illicite de sa campagne électorale, Weizman annonca à la fin mai 2000 qu’il se retirerait de la présidence dans les six semaines. A la surprise général, alors que le nom de Shimon Pérès était généralement cité comme celui de son successeur le plus probable, c’est le candidat de l’opposition, Moshe Katsav, d’origine iranienne, que la Knesset a élu le 31 juillet 2000 pour lui succéder, avec 63 votes contre 57 pour Shimon Perès. Le nouveau président est entré en fonction le 1er août, pour un mandat de sept ans (le mandat présidentiel était précédemment d’une durée de cinq années).