Transfert (de la population arabe hors de Palestine)

Terme utilisé par une partie du monde politique israélien pour décrire l’idée selon laquelle le conflit entre Juifs et Arabes sur la Palestine devrait être résolu par la déportation ou le départ volontaire de sa population arabe palestinienne (hors d’Israël et des territoires occupés depuis juin 1967).

L’idée a été évoquée pour la première fois par Théodore HERZL avant la Première Guerre Mondiale, lorsque la Palestine faisait partie de l’Empire Ottoman. Evoquée durant la période du mandat britannique afin de créer deux états homogènes, elle fut débattue lors du Congrès Sioniste de 1937 et soumise à la Commission Peel. David Ben Gourion en était partisan.

Un transfert partiel de la population arabe eut lieu lors de la guerre de 1948 lors de laquelle 750.000 Arabes palestiniens cherchèrent refuges hors d’Israël.

Plusieurs partis politiques israéliens s’en font ouvertement les avocats, notamment le Tehiya (membre du gouvernement en 1990) et le Kach du Rabbin Kahane. Ces deux partis ont disparu mais un troisième continue à promouvoir cette idée. Moledet, rebaptisé Ihoud Léoumi en 1999, continue à défendre le « transfert » et siège depuis février 2001 dans le gouvernement d’union nationale Sharon-Pérès. Son chef, Rehavam Zeevi (minisitre du Tourisme), a été assassiné en octobre 2001 par un commando se revendiquant du FPLP.Le successeur de Rehavam Zeevi se nomme Benny Eilon.