UEO Dialogue Méditerranéen

En juin 1992, les membres de l’UEO ont décidé d’entamer un dialogue avec les pays de la Méditerranée et ont approuvé une liste contenant sept principes, avec l’objectif de contribuer à la résolution des conflits dans le bassin méditerranéen. (UEO Déclaration de Petersberg ):

  • dialogue pour la définition d’un possible cadre de stabilité et de confiance dans la région ;
  • mesures d’encouragement de la confiance;
  • transparence des opérations militaires;
  • forces militaires proportionnelles aux besoins réels de sécurité nationale;
  • prévention de conflits;
  • solution de conflits pacifique;
  • non-prolifération des armes de destruction massive et des missiles balistiques.

Initialement ouvert aux pays du Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc et à la Mauritanie. Trois pays les ont ensuite rejoint, l’Egypte (1994), Israël (1995) et la Jordanie (1998). Le dialogue méditerranéen de l’UEO était limité à des contacts bilatéraux entre l’UEO et les ambassadeurs à Bruxelles des pays partenaires et à des réunions d’experts.

Quoique l’UEO ait annoncé sa volonté de s’inscrire dans le cadre du Partenariat Euro-Méditerranéen, quelques membres ont refusé l’inclusion de la dimension militaire de cette dernière au Partenariat. Le Dialogue Méditerranéen de l’UEO a reçu plus d’attention, mais également de suspicion de la part des pays d’Afrique du nord (notamment de la Libye quand les forces EUROFOR et EUROMARFOR ont été crées (*).

Le Dialogue UEO a été interrompu quand la plupart des fonctions et activités de cette organisation ont été transférées à l’UE en vertu de la Déclaration de Marseille (Novembre 2000). Une des taches qui n’a pas été transférée à l’UE est l’obligation de défense collective (Article V du Traité de Bruxelles modifié). Les obligations de cet article ainsi que la responsabilité européenne de coopération dans le domaine des armements sont susceptibles de devenir les fonctions principales des futures réunion de travail intergouvernementale de l’UEO.

Rem.:

Les missions de ces forces, composées d’unités espagnoles, françaises et portugaises, incluent les opérations de combat dans la région en cas de crise.

See also: Initiatives de coopération en Méditerranée .