Université Euro-Arabe

L’Université Euro-Arabe (proprement dite)

La création d’une Université Euro-Arabe a été proposée par une résolution du Parlement Européen en date du 30 mars 1984 (publiée au J.O. des Communautés du 30.4.84). Celle-ci devant être créée en Espagne avec l’aide de la CEE et de la Ligue des Etats Arabes, une commission tripartite CEE-Ligue Arabe-Espagne a remis ses rapports en juillet 1988. Ces rapports préconisent un organisme de niveau post-universitaire doté d’un groupe de 25 à 30 enseignants et d’une population étudiante de l’ordre de 200 personnes. Les autorités espagnoles prendraient en charge l’acquisition des bâtiments, tandis que la CEE et la Ligue Arabe prendraient en charge les frais de la phase de création. Par la suite, pour éviter d’exposer l’institution aux aléas des fluctuations euro-arabes, les dépenses de fonctionnement seraient couvertes par un fonds de type « endowment fund » à laquelle la partie européenne pourrait participer pour un tiers au départ, les deux tiers restant étant pris en charge par la Ligue Arabe et l’Espagne. Ultérieurement, la Commission des Communautés Européennes pourrait contribuer d’autres manières encore (attribution de bourses, financement de séminaires, etc). Ce projet attend, pour être revitalisé, la reprise du Dialogue Euro-Arabe*.

Afin de marquer son intérêt pour ce projet actuellement bloqué, la Commission de l’Union Européenne a pris l’initiative en octobre 1994 de créer à Grenade une première « Ecole euro-arabe de gestion des affaires » ouverte aux étudiants européens et arabes. Sa mise sur pied et ses trois premières années de fonctionnement ont été financées par l’Union Européenne (8,3 millions ECU) et l’Espagne (9,9 millions ECU).

L’Université Euro-Arabe « Itinérante »

Après qu’en 1984, la CEE a décidé avec la Ligue Arabe le principe de la création de l’Université Euro-Arabe et que les choses en restèrent pratiquement là, des universitaires décidèrent sans attendre d’aller de l’avant et de mettre sur pied, vu leurs moyens limités, une formule itinérante de cette université. Expérience concluante puisque cette U.E.A.I. a déjà tenu une dizaine de sessions (d’annuelles elles sont maintenant dédoublées), alternativement dans une université arabe et dans une université européenne.

Outre des financements par les universités participantes, une quarantaine actuellement, et une aide de l’UNESCO, l’U.E.A.I. reçoit depuis peu un soutien d’autres institutions, publiques et privées. Celles-ci sont pour l’instant essentiellement italiennes, mais M. Azziza, recteur de l’U.I.E.A., espère diversifier rapidement ces contributions, en obtenant notamment certaines aides de la Commission des Communautés Européennes.