Emigration arabe

L’émigration (volontaire) concerne moins de 6 millions d’individus dans le monde arabe, si l’on prend seulement en considération ceux qui ont conservé leur nationalité d’origine. Elle se répartit à peu près également entre émigration inter-arabe et émigration vers l’extérieur, essentiellement du Maghreb vers l’Europe.

Les pays d’émigration sont, par ordre décroissant d’importance en proportion de leur population active, le Yémen, la Jordanie, le Liban (plus de 20 % de la population active), l’Egypte, la Syrie (de 10 à 20 %), suivis du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Mauritanie et du Soudan (de 3 à 10 %).

Les principaux pays d’immigration dans le monde arabe sont les six pays du Conseil de Coopération du Golfe – qui appellent environ 2 millions de travailleurs arabes et 1 million d’asiatiques non-arabes – et la Libye. La population immigrée de ces pays représente plus de 50 % de leur population active.

Hors du monde arabe, le premier pays d’immigration arabe est la France, qui accueille plus de 2 millions d’immigrants arabes. Les deux autres pays d’accueil importants en Europe sont le Royaume Uni (210.000) et la Belgique (150.000), suivis par l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne.

Les transferts financiers des émigrés vers leurs pays d’origine ont souvent une très grande importance pour ceux-ci. Ainsi, pour l’Egypte, premier pays au monde par le montant de ces transferts (3,2 milliards de $ en 1987), ils équivalent aux recettes d’exportation, tandis qu’en Jordanie et au Yémen, ils représentent plus que l’ensemble de celles-ci.