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WYE RIVER (Mémorandum)
"Wye I": un accord pour mettre en oeuvre l'Accord d'Oslo II
L'accord israélo-palestinien dit "Memorandum de Wye River" ou "de Wye Plantation" a été conclu le 23 octobre 1998 à Wye Plantation (Maryland) entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président de l'Organisation de Libération de la Palestine Yasser Arafat, sous les auspices du président américain Bill Clinton. Cet accord visait à relancer
et achever la mise en oeuvre des Accords d'Oslo II, interrompue peu après l'arrivée au pouvoir en Israël de M. Netanyahou ainsi qu'à permettre la reprise des négociations sur le statut final des Territoires palestiniens.
Ce texte prévoyait le retrait par l'armée israélienne de 13% de la Cisjordanie en plusieurs étapes - notamment après la révision de la Charte de l'OLP -, l'ouverture de l'aéroport de Gaza, un "passage sûr" entre la Bande de Gaza et la Cisjordanie, la répression anti-terroriste, réduction du nombre de policiers palestiniens et libération par Israël d'un certain nombre de prisonniers palestiniens.
La mise en oeuvre de ce memorandum fut stoppée une première fois par M. Netanyahou le 2 novembre 1998, le jour même où elle était sensée commencer, sous prétexte que ce texte ne pouvait lier Israël tant qu'il n'avait pas été approuvé par le Cabinet israélien et la Knesset.
La ratification par le Cabinet israélien fut assortie d'une série de nouvelles conditions, notamment:
- une définition de la marche à suivre pour la révision de la Charte de l'OLP;
- la nécessité pour le Cabinet israélien d'évaluer la situation avant chaque étape de la mise en oeuvre du texte;
- l'annonce que le retrait d'Israël après les redéploiements prévus à Wye River, ne dépasserait pas 1 % de la Cisjordanie; et
- une déclaration selon laquelle Israël annexerait toutes parties de la Cisjordanie encore sous son contrôle en cas de proclamation d'un Etat palestinien indépendant.
Dans le même temps, M. Netanyahou annonça la réactivation de sa politique de colonisation des Territoires Palestiniens.
Le 20 novembre 1998, l'armée israélienne entama finalement la mise en oeuvre de la première étape du Mémorandum en se retirant de 2 % de territoire palestinien près de la ville de Jenine (il s'agissait là du premier redéploiement israélien depuis près de deux ans, le dernier ayant concerné la ville d'Hébron). Un autre élément très important de la première phase de mise en oeuvre de ce texte fut l'ouverture de l'aéroport international palestinien à Gaza le 24 novembre.
En dépit de la ratification de l'Accord de Wye River par la Knesset, M. Netanyahou fut sévérement critiqué par les partis d'extrême droite et les partis religieux, y compris ceux de sa coalition gouvernementale, qui s'opposaient à tout nouveau retrait israélien de territoires palestiniens. Il annonça alors, le 18 décembre, que la seconde phase de retrait n'aurait pas lieu et, le 20 décembre, suspendit totalement la mise en oeuvre de l'accord.
D'un côté, extrême droite et partis religieux ne firent plus confiance en M. Netanyahou, de l'autre, le Parti Travailliste crut qu'il n'avait pas l'intention de remplir ses engagements et ferait tout pour éviter un redéploiement supplémentaire des Territoires palestiniens: le 21 décembre, la Knesset vota une motion de censure à l'encontre du gouvernement. M. Netanyahou lui-même vot aen faveur de cette motion ... et des élections législatives furent organiséesen mai 1999, élections remportées par le candidat travailliste, le "faucon" Ehoud Barak, lequel n'appliqua pas les autres redéploiements prévus par l'accord de Wye River, provoquant ainsi une forte suspicion au sein de l'OLP et précipitant l'échec des négociations de Camp David (juillet 2000) sur le "statut définitif" des territoires occupés.
"Wye II": un accord pour mettre en oeuvre "Wye I" ...
Après des semaines de négociations difficiles, une version révisée de l'accord de Wye River est signée par Ehoud Barak et Yasser Arafat à Charm el-Sheikh sur les bords de la Mer Rouge le 5 septembre 1999. Le Secrétaire d'Etat américain Madeleine Albright, le président égyptien Hosni Moubarak et le Roi Abdallah II de Jordanie y prennent part. L'accord a été approuvé le jour même par le cabinet israélien par un vote de 21 voix pour et de 2 voix contre (celles du ministre de l'Intérieur Natan Charansky (Israel B'Aliyah) et du ministre de la Construction Yitzhak Levy (Parti National Religieux)). Il a été ratifié par la Knesset le 8 septembre 1999.
Selon les termes de ce nouvel accord israélo-palestinien - "Wye II" ou "Accord de Charm el-Sheikh" - Israël va entamer immédiatement un retrait en trois étapes de 11% supplémentaires de Cisjordanie d'ici le 20 janvier 2000. Il va également libérer 350 prisonniers politiques palestiniens. Si le calendrier de cet accord est respecté, un accord de paix final devrait être signé en septembre 2000, réglant les questions les plus épineuses, celles entre autres de Jérusalem et de la création de l'Etat palestinien.
Après un début d'application prometteur, avec le premier redéploiement israélien dans les temps prévus et l'ouverture le 8 novembre des négociations sur le statut final, de nouvelles difficultés sont apparues. Le second redéploiement n'a pas pu avoir lieu à la date prévue du 15 novembre, les deux parties ne parvenant pas à se mettre d'accord sur les zones concernées, et, alors que ce blocage persistait, la partie palestinienne a arrêté le 5 décembre les négociations sur tous les sujets autres que les colonies de peuplement. L'administration de M. Barak a en effet autorisé en un an plus de constructions nouvelles dans les colonies que son prédécesseur en moyenne annuelle, et les commentaires de cette administration selon lesquels ces constructions nouvelles ne concernent que des colonies qu'Israël entend conserver n'ont pas amélioré les choses.
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Rem.: Le texte qui suit est une traduction française non-officielle du texte original en anglais publié à Washington (23-10-1998):
Suivent des mesures pour faciliter l'application de l'Accord Intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza du 28 septembre 1995 ("L'Accord intérimaire") et d'autres accords liés y compris la Note pour Mémoire du 17 janvier 1997 (désignés plus bas comme "accords antérieurs") afin que les
parties israélienne et palestinienne puissent assumer plus efficacement leurs responsabilités réciproques, y compris celles ayant trait respectivement à des redéploiements supplémentaires et à la sécurité. Ces mesures doivent être appliquées dans une approche parallèle progressive en accord avec ce Mémorandum et l'échéancier joint. Elles sont sujettes aux termes et conditions s'y
rapportant dans les accords antérieurs et ne peuvent supplanter leurs autres obligations.
I. REDEPLOIEMENTS SUPPLEMENTAIRES
A) Phase Un et Deux des Redéploiement supplémentaires
1. Conformément à l'Accord Intérimaire et aux accords consecutifs, l'application par la partie
israélienne des premier et deuxième redéploiements supplémentaires (FRD) consistera en transférer
à la partie palestinienne de 13 pour cent de la zone C comme suit:
- 1 pour cent à la Zone A
- 12 pour cent à la Zone B
La partie palestinienne a informé qu'elle allouerait une(des) zone(s) équivalant à 3 pour cent de la
zone précitée B pour être désignée Zone verte et/ou Réserve naturelle. La partie palestinienne a
également informé qu'elle agira en conformité avec les critères scientifiques établis, et qu'il n'y aura
donc aucun changement au statut de ces zones, sans préjudice aux droits des habitants existant dans
ces zones y compris les Bédouins. Bien que ces critères n'autorisent pas de nouvelles constructions
dans ces zones, les routes existantes et bâtiment peuvent être entretenus.
La partie israélienne conservera dans ces Zones vertes/Réserves naturelles la responsabilité première
en matière de sécurité dans le but de protéger les Israéliens et de faire face à la menace du
terrorisme. Les activités et mouvements des forces de police palestinienne pourront intervenir après
coordination et confirmation. La partie israélienne répondra promptement à de telles requêtes.
2. Au titre de l'application précitée des premier et second FRD, 14,2 pour cent de la Zone B
deviendra Zone A.
B) Troisième phase des redéploiements supplémentaires
Au regard des termes de l'Accord Intérimaire et des lettres du Secrétaire d'Etat (Warren)
Christopher aux deux parties le 17 janvier 1997 se reférant au processus de redéploiement
supplémentaire, un comité se chargera de cette question. Les Etats-Unis seront tenus au courant
régulièrement.
II. SECURITE
Dans les dispositions sur les aménagements de sécurité de l'Accord Intérimaire, la partie
palestinienne a accepté de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher des actes de
terrorisme, des crimes et des violences dirigés contre la partie israélienne, contre les individus sous
l'autorité de la partie israélienne et contre leurs biens, tout comme la partie israélienne a accepté de
prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher des actes de terrorisme, des crimes et des
violences dirigés contre la partie palestinienne, contre des individus sous l'autorité de la partie
palestienne et contre leurs biens. Les deux parties sont aussi convenues de prendre des mesures
juridiques contre les contrevenants à l'intérieur de leur juridiction et d'empêcher toute incitation
dirigée contre l'autre partie par des organisations, groupes ou individus à l'intérieur de leur juridiction.
Les deux parties reconnaissent qu'il est dans leur intérêt vital de combattre le terrorisme et de lutter
contre la violence en conformité avec l'Annexe I de l'Accord Intérimaire et de la Note pour
Mémoire. Elles reconnaissent aussi que la lutte contre le terrorisme et la violence doit être complète,
qu'elle prend en compte les terroristes, la structure de soutien du terrorisme et l'environnement
propice au soutien au terrorisme. Elle doit être coopérative en ce sens qu'aucun effort ne peut être
pleinement efficace sans une coopération israélo-palestinienne et sans l'échange continu
d'informations, d'idées et d'actions.
Conformément aux accords antérieurs, la mise en oeuvre par la partie palestinienne de ses
responsabilités en matière de sécurité, de coopération sur la sécurité et d'autres points seront
détaillés ci-dessous pendant les périodes spécifiées à l'échéancier joint.
A) Actions de sécurité
1. Mise hors-la-loi et lutte contre les organisations terroristes
(a) La partie palestinienne fera connaître sa politique de tolérance zero pour le terrorisme et la
violence contre les deux parties.
(b) Un plan de travail développé par la partie palestinienne sera partagé avec les Etats-Unis et la
mise en oeuvre consécutive commencera immédiatement pour assurer une lutte systématique et
efficace contre les organisations terroristes et leurs infrastructures.
(c) En plus de la coopération bilatérale Israélo-palestinienne sur la sécurité, un comité
américano-palestinien se rencontrera toutes les deux semaines pour examiner les mesures prises
pour éliminer les cellules terroristes et la structure de soutien qui planifie, finance et soutient le
terrorisme. A ces réunions, la partie palestinienne informera pleinement les Etats-Unis des actions
qu'elle a entreprises pour mettre hors-la-loi toutes les organisations (ou selon, ailes d'organisations)
de caractère militaire, terroriste ou violent et leur structure de soutien, et pour les empêcher d'opérer
depuis les zones sous sa juridiction.
(d) La partie palestinienne appréhendera les individus soupçonnés de perpétrer des actes de
violence et de terrorisme à des fins d'enquête supplémentaire, de poursuite et de châtiment de toutes
les personnes impliquées dans des actes de violence et de terreur.
(e) Un comité américano-palestinien se réunira et évaluera les informations pertinentes pour les
décisions de poursuite, de châtiment ou d'autres mesures juridiques affectant le statut des individus
soupçonnés de perpétrer des actes de violence et de terrorisme ou d'en être complice.
2. Interdiction des armes illégales
(a) La partie palestinienne s'assurera qu'un cadre juridique efficace est en place pour criminaliser, en
conformité avec les accords antérieurs, toute importation, fabrication ou vente illégale, acquisition ou
possession d'armes à feu, de munitions ou d'armes dans les zones sous juridiction palestinienne.
(b) En plus, la partie palestinienne établira et appliquera vigoureusement et de manière continue un
programme systématique pour la collecte et la gestion appropriée de tout matériau illégal en accord
avec les accords antérieurs. Les Etats-Unis ont accepté d'aider à l'execution de ce programme.
(c) Un comité américano-palestinien sera établi pour assister et renforcer la coopération visant à
empêcher le trafic ou toute autre introduction sans autorisation d'armes ou de matériau explosif dans
les zones sous juridiction palestinienne.
3. Empêcher l'incitation (à la violence et au terrorisme)
(a) Sur la base de la pratique internationale en ce domaine et conformément à l'Article XXII (1) de
l'Accord Intérimaire et de la Note pour Mémoire, la partie palestinienne publiera un décret
interdisant toute forme d'incitation à la violence ou au terrorisme, et mettant en place des
mécanismes pour agir systématiquement contre toutes les expressions ou menaces de violence et de
terrorisme. Ce décret sera comparable au décret israélien qui couvre le même sujet.
(b) Un comité américano-israélo-palestinien se réunira sur une base régulière pour suivre les cas de
possible incitation à la violence ou au terrorisme et pour faire des recommandations sur la façon
d'empêcher de telles incitations. Les parties israélienne, palestinienne et américaine nommeront
chacune à ce comité un spécialiste des media, un représentant de la loi, un spécialiste de l'éducation
et un officiel élu ou un ancien officiel élu.
B) Coopération de sécurité
Les deux parties sont convenues que leur coopération en matière de sécurité sera basée sur un esprit
de partenariat et comprendra, entre autres, les mesures suivantes:
1. Coopération bilatérale
Il y aura une pleine coopération bilatérale en matière de sécurité entre les deux parties, qui sera
continue, intensive et complète.
2. Coopération policière
Il y aura un échange d'expertise policière et légiste, d'entrainement et d'autre forme d'assistance.
3. Commission trilatérale
En plus de la coopération bilatérale israélo-palestinienne en matière de sécurité une commission de
haut rang américano-israélo-palestinien se réunira lorsque requis et au moins toutes les deux
semaines pour évaluer les menaces existantes, gérer les obstacles à une coopération et à une
coordination efficace en matière de sécurité et s'occuper des mesures prises pour combattre le
terrorisme et les organisations terroristes. La commission servira aussi de forum pour s'occuper de la
question du soutien extérieur au terrorisme. A ces réunions, la partie palestinienne informera
pleinement les membres de la commission des résultats de ses investigations concernant les suspects
terroristes déjà en détention, et les participants échangeront des informations supplémentaires
pertinentes. La commission rendra compte régulièrement aux dirigeants des deux parties de l'état de
la coopération, des résultats des réunions et de ses recommandations.
C) Autres questions
1. Force de police palestinienne
(a) La partie palestinienne fournira une liste de ses policers à la partie israélienne en conformité avec
les accords antérieurs.
(b) Si la partie palestinienne demandait une assistance technique, les Etats-Unis ont indiqué leur
disposition à répondre à ces besoins en coopération avec d'autres pourvoyeurs.
(c) Le Comité de Contrôle et de Conduite (Monitoring and Steering Committee) contrôlera, au titre
de ses fonctions, la mise en oeuvre de cette disposition et en informera les Etats-Unis.
2. Charte de l'OLP
Le Comité executif de l'Organisation de Libération de la Palestine et le Conseil central Palestinien
réaffirmeront la lettre du 22 janvier 1998 du président de l'OLP Yasser Arafat au président Clinton
concernant l'annulation des dispositions de la Charte Nationale Palestinienne en contradiction avec
les lettres échangées entre l'OLP et le gouvernement d'Israël les 9/10 septembre 1993. Le président
de l'OLP M. Arafat, le speaker du Conseil National de la Palestine et le speaker du Conseil
Palestinien inviteront les membres du CNP ainsi que les membres du Conseil central, le conseil, les
responsables de ministères palestiniens à une réunion, à laquelle s'adressera le président Clinton,
pour réaffirmer leur soutien au processus de paix.
3. Aide juridique dans les affaires criminelles
Entre autre formes d'assistance juridiques dans les affaires criminelles, les requêtes pour l'arrestation
et le transfert de suspects et de prévenus conformément à l'Article II(7) de l'Annexe IV de l'Accord
Intérimaire seront soumises (ou sera de nouveau soumises) au mécanisme du Comité juridique
israélo-palestinien, et il y sera répondu en conformité avec l'Article II(7)(f) de l'Annexe IV de
l'Accord Intérimaire sous douze semaines. Les requêtes soumises après la huitième semaine
recevront une réponse en conformité avec l'Article II(7)(f) sous quatre semaines. Les deux parties
ont demandé aux Etats-Unis d'informer régulièrement des mesures prises pour répondre aux
requêtes précitées.
4. Droits de l'Homme et Etat de droit
Conformément à l'Article XI(1) de l'Annexe 1 de l'Accord Intérimaire, et sans déroger aux
dispositions précitées, la police palestinienne exercera ses pouvoirs et responsabilités pour mettre en
oeuvre ce Memorandum dans le respect des normes internationalement acceptées de droits de
l'homme et d'état de droit, et sera guidé par le besoin de protéger le public, de respecter la dignité
humaine et d'éviter le harcèlement.
III. COMMISSION INTERIMAIRE ET QUESTIONS ECONOMIQUES
1. Les parties israélienne et palestinienne réaffirment leur engagement à renforcer leurs relations et
conviennent de la nécessité de promouvoir le développement économique en Cisjordanie et à Gaza.
Dans cette optique, les parties conviennent de continuer ou de réactiver toutes les commissions
permanentes établies par l'Accord Intérimaire, notamment la Commission de Contrôle et de
Conduite, la Commission économique conjointe, la Commission des Affaires Civiles, la Commission
juridique et la Commission permanente de coopération.
2. Les parties israélienne et palestinienne sont convenues d'aménagements qui permettront
l'ouverture rapide de la Zone industrielle de Gaza. Ils ont aussi conclu un "Protocole concernant
l'établissement et l'activité de l'Aéroport International de la Bande de Gaza pendant la période
intérimaire".
3. Les deux parties vont reprendre les négociations sur le "passage sûr" immédiatement. Concernant
le passage au sud, les parties déploieront tous leurs efforts pour conclure un accord sous une
semaine à partir de la date d'entrée en vigueur de ce Memorandum. L'activation de la route sud
commencera aussitôt que possible après cela. Concernant le passage nord, les négociations
continueront avec l'objectif de parvenir à un accord aussitôt que possible. L'application interviendra
promptement après cela.
4. Les parties israélienne et palestinienne reconnaissent la grande importance du Port de Gaza pour
le développement de l'économie palestinienne et l'expansion du commerce palestinien. Elles
s'engagent à oeuvrer sans delai à conclure un accord permettant la construction et le fonctionnement
du port en conformité avec les accords antérieurs. La Commission israélo-palestinienne accelèrera
son travail immédiatement avec l'objectifs de conclure le protocle sous 60 jours, permettant le
commencement de la construction du port.
5. Les deux parties reconnaissent que des questions juridiques non résolues affectent de façon
négative les relations entre les deux peuples. Elles vont en conséquence accélérer leur efforts, par le
biais de la Commission juridique pour résoudre les problèmes juridiques en suspens et pour mettre
en oeuvre les solutions à ces problèmes dans la période la plus brève possible.
6. Les parties israélienne et palestinienne vont aussi lancer un dialogue économique stratégique pour
renforcer leurs relations économiques. Elles vont établir dans le cadre de la Commission économique
conjointe, un comité ad hoc à cette fin. Le comité examinera les quatre questions suivantes:
1) les taxes israéliennes à l'achat;
2) la coopération dans la lutte contre le vol de véhicule;
3) la solution des dettes palestiniennes impayées; et
4) l'impact des normes israéliennes comme obstacle au commerce
et à l'expansion des listes (de marchandises) A1 et A2.
Le comité soumettra un rapport intérimaire
sous trois semaines après entrée en vigueur de ce Memorandum, et soummettra sous six semaines
ses conclusions et recommandations à mettre en oeuvre.
7. Les deux partis conviennent de l'importance d'une aide continue des donateurs internationaux
pour faciliter la mise en oeuvre par les deux parties des accords conclus. Ils reconnaissent aussi le
besoin d'un soutien accru pour le développement économique en Cisjordanie et à Gaza. Ils
conviennet d'approcher de concert la communauté de donateurs afin d'organiser avant la fin 1998
une conférence ministérielle pour obtenir des promesses de niveaux d'aide accrus.
IV. NEGOCIATIONS SUR LE STATUT FINAL
Les deux parties reprendront immédiatement les négociations sur le statut final à un rythme accéléré
et devront faire un effort déterminé pour parvenir à un accord avant le 4 mai 1999. Les négociations
se dérouleront sans interruption. Les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils étaient prêts à faciliter ces
négociations.
V. ACTIONS UNILATERALES
Conscientes de la nécessité de créer une atmosphère propice pour ces négociations, les deux parties
s'engagent à ne pas prendre de mesures qui changeraient la situation en Cisjordanie ou à Gaza,
comme le prévoit l'accord intérimaire.
Ce Memorandum prendra effet 10 jours après la date de la signature.
__________ (November 2001)
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